Dix conseils pour mieux communiquer en famille

Écrit par Family and Media le .

Familyandmedia est un think tank international. Il se propose d’analyser les rapports entre la famille, les moyens de communication et la société, à partir d’une anthropologie chrétienne. Nous reproduisons ici un article publié récemment sur son site web.

 

Vous arrive-t-il parfois de vous laisser dépasser par la routine et les problèmes, de parler avec votre conjoint ou avec vos enfants sur le mode « pilote automatique », ou encore, de ne penser qu’à vos groupes Whats’app, au détriment des personnes qui vivent avec vous ?

Si oui, nous vous offrons ci-dessous un « décalogue » pour améliorer votre communication en famille et quelques conseils pour maintenir — ou mettre en place — la communication au sein de votre foyer.

Lorsque nous communiquons, nous associons les autres à ce que nous pensons, à ce que nous avons, et, en définitive, à ce que nous sommes.

La famille, lieu du don de soi et de l’accueil réciproque, devrait être un cadre privilégié pour une communication authentique, alors que, souvent, les problèmes de la vie quotidienne nous font négliger les relations avec les personnes que nous aimons le plus.

Comment raviver une communication endormie ? Voici dix conseils rapides.

1. Utilisez correctement la technologie

Les moyens de communication modernes sont très utiles pour la famille et nous permettent d’être facilement en contact : ils simplifient les activités quotidiennes et nous aident à gérer la communication à distance.

Toutefois, il faut veiller à ne pas abandonner le dialogue réel, en face à face, au profit de ces moyens, et à ne pas nous perdre dans certains chats qui peuvent détruire notre auto-estime et nous angoisser… Un exemple : les remous qui se créent dans les forums de chat avec d’autres parents… Si nous ne gardons pas le contrôle de la situation, notre santé mentale pourrait en pâtir.

2. Cultivez le dialogue au sein du couple

Lorsque l’on devient père ou mère, on se rend vraiment compte de l’énergie que requièrent les enfants… et si nous nous laissons trop absorber par les enfants, nous courons le risque d’oublier la relation de couple, ce qui est très préjudiciable, pour les conjoints d’abord, mais aussi pour les enfants.

Rappelons que les enfants ont surtout besoin d’une ambiance sereine et de deux parents unis qui s’aiment beaucoup.

Communiquez entre vous, n’ayez pas peur de déléguer de temps en temps, et demandez de l’aide pour pouvoir passer un peu de temps ensemble.

3. Ne laissez pas de questions en suspens

S’il y a entre vous un problème non résolu, faites-le passer avant d’autres choses (dans les limites du possible, bien sûr : la famille doit manger et les enfants doivent être accompagnés à l’école), et abordez le problème. Il vaut mieux laisser une tache sur le sol qu’un nœud serré dans une relation de couple…

4. Utilisez des paroles aimables

Le stress et les préoccupations nous amènent parfois à hausser le ton, à dire les choses de façon peu courtoise, à nous traiter avec arrogance.

La famille est une machine génératrice de patience, mais parfois l’engrenage se grippe. Elever la voix est humain et peut arriver, surtout quand la journée commence mal et termine encore plus mal. Mais ne nous y habituons pas et essayons de nous excuser et de reprendre à zéro.

Rappelons-nous aussi que les enfants observent la communication entre les parents. Si nous veillons à cultiver l’amabilité, nos enfants feront de même.

5. Soyez des experts du partage

Parfois, la routine peut nous amener à ne parler que de questions pratiques : as-tu sorti la poubelle ? As-tu parlé au comptable ? As-tu acheté le pain ? Rappelons-nous que la famille a besoin d’une communion authentique. Parlez de ce qui vous arrive, racontez des anecdotes, jouez ensemble. La famille n’est pas composée de planètes isolées. Parler, même de choses sans importance, fortifie les relations.

6. Ayez recours à l’humour, même face aux difficultés

Quand arrive un imprévu qui bouleverse nos plans (un échec, un oubli, une facture colossale), notre première réaction est de nous fâcher et de reporter notre stress sur les autres membres de la famille. Nous avons une figure allongée comme dans le tableau « Le cri » de Munch. Il faut dédramatiser. Rappelons-nous que « ce qui ne nous tue pas, nous rend plus forts», et que tout ce qui nous arrive enrichira d’une façon ou d’une autre notre histoire familiale et nous unira davantage. Apprenons à rire des imprévus !

7. Prenez-vous dans les bras : il n’y a pas que la simple communication verbale

Savez-vous que les embrassades sont des antidépresseurs naturels qui procurent sérénité et équilibre ? Essayez pour voir ! Les mots ne sont pas la solution à tous les problèmes.

8. Rappelez-vous de dire « merci »

Le pape François ne se lasse pas de répéter qu’il est important de demander pardon et de remercier en famille. Comment ne pas lui donner raison ? Recevoir un remerciement nous aide à donner le meilleur de nous-mêmes. Si nous sommes reconnaissants envers quelqu’un, disons-le lui : personne ne sait lire dans les pensées (sauf les femmes, et encore, pas toujours).

Ne considérons jamais comme évident le bien que l’on nous a fait, n’oublions pas de remercier explicitement pour l’aide des membres de notre famille, même si ce n’est que pour avoir préparé la table au retour du supermarché…

9. Partagez aussi vos fragilités

Combien de fois l’orgueil, la honte, la peur, … nous poussent à nous mettre un masque ? Combien de fois essayons-nous de cacher nos faiblesses et notre tristesse ? La famille doit être le premier lieu d’accueil où doit régner la transparence. Ouvrons notre cœur et permettons aux personnes que nous aimons de s’ouvrir… Un poids porté à deux, trois, quatre, est divisé par le nombre de personnes qui le partagent.

10. Savoir dire non quand c’est nécessaire

Tout n’est pas bon, ni pour nous-mêmes, ni pour nos enfants. Cela paraît tomber sous le sens et pourtant, il nous arrive souvent de nous laisser emporter par les événements, par les changements d’humeur, par les options des autres.

Apprenons à dire non, à nous corriger mutuellement, à sélectionner ce qui convient ou pas pour notre famille. Un « non » dit avec amour est meilleur qu’un « oui » dit par paresse.

Et vous, avez-vous une autre « règle » à ajouter ? Ecrivez-la dans les commentaires. Ce décalogue peut certainement être enrichi par vos expériences… Une fois personnalisé, pourquoi ne pas le pendre dans un endroit visible de la maison ?

Source : http://www.familyandmedia.eu/es/educacion-media/10-consejos-para-comunicar-mejor-dentro-de-la-familia/. Ce texte a été traduit de l’espagnol par Carine Therer.

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