{"id":7452,"date":"2026-01-12T10:47:59","date_gmt":"2026-01-12T09:47:59","guid":{"rendered":"https:\/\/didoc.be\/?p=7452"},"modified":"2026-01-12T10:51:05","modified_gmt":"2026-01-12T09:51:05","slug":"lapport-de-saint-john-henry-newman-a-la-pensee-chretienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/didoc.be\/fr\/lapport-de-saint-john-henry-newman-a-la-pensee-chretienne\/","title":{"rendered":"L\u2019apport de saint John Henry Newman \u00e0 la pens\u00e9e chr\u00e9tienne"},"content":{"rendered":"<p>En g\u00e9n\u00e9ral, la vie d\u2019un th\u00e9ologien ne contribue pas beaucoup \u00e0 comprendre la gen\u00e8se de sa pens\u00e9e. John Henry Newman (1801-1890) fait exception \u00e0 ce constat.<\/p>\n<p>Dans son \u0153uvre la plus connue (<em>Apologia pro vita sua<\/em>), il d\u00e9crit les trois conversions de sa vie. La premi\u00e8re, dans son adolescence, a pu \u00eatre qualifi\u00e9e de conversion \u00ab\u00a0non eccl\u00e9siastique\u00a0\u00bb, car elle ne l\u2019a pas amen\u00e9 \u00e0 une confession chr\u00e9tienne concr\u00e8te. Elle a cependant eu lieu dans un contexte \u00ab\u00a0\u00e9vang\u00e9lique\u00a0\u00bb, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la communion anglicane, motiv\u00e9e par le souci de son salut.<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me conversion est survenue \u00e0 Oxford. Ses \u00e9tudes et ses conversations avec ses coll\u00e8gues l\u2019ont amen\u00e9 \u00e0 accepter l\u2019existence d\u2019une Eglise visible et dogmatique, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019une Eglise consciente de poss\u00e9der et d\u2019enseigner des v\u00e9rit\u00e9s, qui descend des Ap\u00f4tres et qui agit par les sacrements, en tant que canaux de la gr\u00e2ce divine. Newman re\u00e7oit l\u2019ordination sacerdotale dans l\u2019Eglise anglicane en 1825\u00a0; il s\u2019inscrit dans la mouvance de la \u00ab\u00a0High Church\u00a0\u00bb, plus proche de la doctrine catholique.<\/p>\n<p>Son exp\u00e9rience pastorale et son activit\u00e9 acad\u00e9mique lui montrent que le \u00ab\u00a0lib\u00e9ralisme\u00a0\u00bb est bien infiltr\u00e9 dans la communion anglicane. Pour Newman, le \u00ab\u00a0lib\u00e9ralisme\u00a0\u00bb se r\u00e9clame fondamentalement de la sup\u00e9riorit\u00e9 du propre jugement sur celui de l\u2019Eglise. Ce constat lui fait sentir l\u2019urgence de r\u00e9aviver la foi et de fortifier la pratique religieuse des membres de la communion anglicane. Ce d\u00e9fi fut relev\u00e9 par un groupe de professeurs d\u2019Oxford (notamment John Keble, Edward Bouverie Pusey et John Henry Newman lui-m\u00eame), qui lanc\u00e8rent ce que l\u2019on a appel\u00e9 le \u00ab\u00a0mouvement d\u2019Oxford\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0mouvement tractarien\u00a0\u00bb (allusion aux tracts, dans lesquels ils publiaient leurs id\u00e9es). Ce mouvement d\u00e9buta avec le sermon de John Keble intitul\u00e9 \u00ab\u00a0L\u2019apostasie nationale\u00a0\u00bb, prononc\u00e9 en 1833. Entre cette ann\u00e9e et jusqu\u2019en 1841, 90 tracts furent publi\u00e9s, dont un tiers sont de la main de Newman.<\/p>\n<p>Dans ses \u00e9crits, Newman souligne que l\u2019Eglise anglicane est une branche de l\u2019Eglise universelle, concr\u00e8tement, une \u00ab\u00a0via media\u00a0\u00bb entre Rome et la r\u00e9forme protestante. Selon lui, Rome a surajout\u00e9 \u00e0 l\u2019Eglise des Ap\u00f4tres la d\u00e9votion \u2014\u00a0qu\u2019il juge excessive\u00a0\u2014 \u00e0 la M\u00e8re de Dieu et aux saints, le concept de transsubstantiation et la pr\u00e9tention de Rome de dominer les autres Eglises. Par contre, il pense que les r\u00e9formateurs ont rejet\u00e9 beaucoup de choses qu\u2019ils auraient d\u00fb conserver.<\/p>\n<p>Newman prend progressivement conscience que la \u00ab\u00a0via media\u00a0\u00bb, tout en \u00e9tant une hypoth\u00e8se l\u00e9gitime, ne correspond plus \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9, car l\u2019anglicanisme s\u2019est protestantis\u00e9. Si, \u00e0 l\u2019inverse de la majorit\u00e9 des anglicans, Newman consid\u00e8re qu\u2019on peut comprendre les 39 Articles de foi r\u00e9dig\u00e9s par les autorit\u00e9s de l\u2019Eglise anglicane au 16<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle dans la ligne du catholicisme romain, ces Articles n\u2019en sont pas moins pour lui qu\u2019un simple bout de papier.<\/p>\n<p>Ses r\u00e9serves sur l\u2019Eglise de Rome le retiennent provisoirement de devenir catholique. Il lui fallait d\u2019abord s\u2019assurer de la v\u00e9rit\u00e9 de Rome. Ce travail de v\u00e9rification d\u00e9bouchera sur la publication, en 1845, de l\u2019\u00ab\u00a0Essai sur le d\u00e9veloppement de la doctrine chr\u00e9tienne\u00a0\u00bb (EDD), ce qui l\u2019am\u00e8ne au seuil de sa troisi\u00e8me conversion.<\/p>\n<h3>L\u2019essai sur le d\u00e9veloppement de la doctrine chr\u00e9tienne<\/h3>\n<p>Pour Newman, l\u2019Eglise v\u00e9ritable ne peut \u00eatre que celle de l\u2019origine, fond\u00e9e par le Christ sur les Ap\u00f4tres. Il est convaincu que, parmi les \u00e9glises existantes, Rome est la plus proche de l\u2019Eglise apostolique. Mais il lui reste \u00e0 r\u00e9concilier les diff\u00e9rences qu\u2019il semble percevoir entre l\u2019Eglise des d\u00e9buts et l\u2019Eglise de Rome de son temps.<\/p>\n<p>Ce probl\u00e8me n\u2019\u00e9tait pas propre \u00e0 Newman. Il affectait plus ou moins consciemment la pens\u00e9e catholique du 19<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle et portait sur le probl\u00e8me g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019historicit\u00e9 d\u2019une doctrine et d\u2019une institution. Comment une r\u00e9alit\u00e9 peut-elle \u00e0 la fois \u00e9voluer et rester elle-m\u00eame\u00a0?<\/p>\n<p>Jusqu\u2019\u00e0 Newman, les r\u00e9ponses de l\u2019Eglise catholique \u00e0 cette question \u00e9taient plut\u00f4t pauvres. On r\u00e9duisait l\u2019\u00e9volution de la doctrine \u00e0 l\u2019\u00e9volution du langage, ou au passage progressif de l\u2019implicite \u00e0 l\u2019explicite (pour donner un exemple un peu simpliste\u00a0: la r\u00e9v\u00e9lation n\u2019a jamais signal\u00e9 que J\u00e9sus a souri, mais comme tous les hommes sourient un jour ou l\u2019autre et que J\u00e9sus est un homme, la doctrine peut proclamer qu\u2019il a souri).<\/p>\n<p>Constatant l\u2019apparition de changements dans toutes sortes de doctrines (politiques, philosophiques, religieuses, etc.), Newman applique sans h\u00e9siter ce principe \u00e0 la doctrine chr\u00e9tienne. Pour lui, l\u2019Eglise poss\u00e8de une id\u00e9e vivante du christianisme. La v\u00e9rit\u00e9 qu\u2019elle proclame conna\u00eet un d\u00e9veloppement au cours du temps car l\u2019Eglise voit successivement diff\u00e9rents aspects de la v\u00e9rit\u00e9, qui lui permettent de l\u2019exprimer progressivement dans ses nombreuses facettes, avec chaque fois plus de clart\u00e9 et de profondeur. C\u2019est ce qu\u2019on appelle la Tradition vivante, qui permet de faire face aux probl\u00e8mes nouveaux qui surgissent continuellement\u00a0: \u00ab\u00a0vivre c\u2019est changer\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Par analogie avec la vie naturelle, Newman se hasarde \u00e0 pr\u00e9senter sept notes qui diff\u00e9rencient d\u00e9veloppement et corruption de la doctrine\u00a0: pr\u00e9servation du type (de la m\u00eame mani\u00e8re qu\u2019un animal adulte a la m\u00eame structure qu\u2019\u00e0 sa naissance, ainsi le d\u00e9veloppement d\u2019une doctrine ne doit pas alt\u00e9rer la structure de cet enseignement), continuit\u00e9 des principes, puissance d\u2019assimilation, cons\u00e9quence logique, anticipation de l\u2019avenir, conservation active du pass\u00e9, vigueur durable. \u00ab\u00a0Ces sept marques permettront de la regarder (l\u2019id\u00e9e examin\u00e9e) comme ayant conserv\u00e9 tout au long unit\u00e9 et identit\u00e9\u00a0\u00bb, \u00e9crira Newman.<\/p>\n<p>Newman \u00e9tant historien, il savait tr\u00e8s bien que l\u2019histoire ne peut pas apporter des arguments apodictiques (universels, n\u00e9cessairement vrais pour tous). Il pensait aussi que les arguments historiques peuvent convaincre certaines personnes et \u00eatre insuffisants pour d\u2019autres. Il ajoutait qu\u2019il ne pouvait raisonner qu\u2019avec son propre cerveau, et respirer avec ses propres poumons. A un certain moment de la r\u00e9daction de l\u2019Essai sur le d\u00e9veloppement de la doctrine, en 1845, il a acquis la certitude qu\u2019il devait entrer dans l\u2019Eglise catholique, ce qu\u2019il fit. Son objectif atteint, il laissa le livre inachev\u00e9.<\/p>\n<p>S\u2019il est vrai que l\u2019EDD ne convaincra pas la majorit\u00e9 des lecteurs, il n\u2019en demeure pas moins que cet ouvrage illustre abondamment la l\u00e9gitimit\u00e9 de nombreux d\u00e9veloppements doctrinaux et qu\u2019en d\u00e9finitive, il fournit une grande contribution \u00e0 la th\u00e9ologie catholique, en montrant l\u2019importance de l\u2019histoire dans la vie de l\u2019Eglise et de sa pens\u00e9e, c\u2019est-\u00e0-dire toute la force de la Tradition catholique. Le propre parcours de Newman le prouve.<\/p>\n<h3>La grammaire de l\u2019assentiment<\/h3>\n<p>Vingt-cinq ans plus tard, comme fruit d\u2019une longue m\u00e9ditation, John Henry Newman publie la \u00ab\u00a0Grammaire de l\u2019assentiment\u00a0\u00bb, titre obscur pour un autre apport d\u00e9cisif \u00e0 la pens\u00e9e chr\u00e9tienne. Il s\u2019agit d\u2019un essai, solide et difficile \u00e0 r\u00e9sumer, qui traite d\u2019\u00e9pist\u00e9mologie, de th\u00e9ologie, de psychologie, etc., et qui a influenc\u00e9 des penseurs tels que Maurice Blondel, Jean Guitton, Max Scheler, Ludwig Wittgenstein et Joseph Ratzinger.<\/p>\n<p>Newman veut notamment expliquer comment il est possible d\u2019arriver \u00e0 une certitude en l\u2019absence d\u2019arguments apodictiques, ce qui touche \u00e0 la probl\u00e9matique \u00e9voqu\u00e9e dans l\u2019EDD.<\/p>\n<p>Pour Newman, la certitude est un \u00e9tat mental qui n\u2019est pas suscit\u00e9 par l\u2019impression passive d\u2019arguments irr\u00e9sistibles, mais par la reconnaissance active de la v\u00e9rit\u00e9 d\u2019une proposition. Quiconque raisonne est \u00e0 lui-m\u00eame son propre centre et il n\u2019y a pas une mesure commune pour tous les esprits. La d\u00e9cision finale, la certitude, d\u00e9pend de ce que Newman appellera le \u00ab\u00a0sens illatif\u00a0\u00bb. Le \u00ab\u00a0sens illatif\u00a0\u00bb se rapporte \u00e0 une connaissance qui proc\u00e8de par intuition, par inf\u00e9rence imm\u00e9diate. On peut le comparer au sens de la beaut\u00e9 dans le domaine de l\u2019art. On peut aussi faire une analogie avec la prudence. Celle-ci nous offre une v\u00e9rit\u00e9 pratique \u2014\u00a0que faire ici et maintenant\u00a0\u2014 qu\u2019aucune autre autorit\u00e9 ne peut nous fournir. Le sens illatif r\u00e9alise quelque chose d\u2019analogue pour les v\u00e9rit\u00e9s sp\u00e9culatives.<\/p>\n<p>Le \u00ab\u00a0sens illatif\u00a0\u00bb permettrait d\u2019acc\u00e9der \u00e0 une certitude et de donner un assentiment fond\u00e9 sur un ensemble de raisons, dont aucune, prise individuellement, ne s\u2019impose n\u00e9cessairement. Cette certitude est personnelle. On ne peut la transf\u00e9rer \u00e0 d\u2019autres\u00a0: Newman qualifie cette th\u00e9orie d\u2019\u00ab\u00a0\u00e9gotiste\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s Newman, notre \u00ab\u00a0sens illatif\u00a0\u00bb trouve son origine dans notre nature. Il m\u00fbrit par l\u2019exp\u00e9rience, par les t\u00e9moignages, par les faits que nous observons, etc. Tout raisonnement s\u2019alimente implicitement de nos go\u00fbts, de nos opinions, de notre \u00e9ducation, de notre caract\u00e8re, etc. La logique universelle est moins d\u00e9terminante qu\u2019on le pense \u00e0 l\u2019heure de forger des certitudes.<\/p>\n<p>En mati\u00e8re religieuse, pour ce qui est de la religion naturelle, et donc de la connaissance rationnelle de Dieu et de son existence, Newman suit son propre chemin, qu\u2019il ne pr\u00e9tend pas imposer aux autres. Le faisceau de raisons probables qui le convainc personnellement s\u2019appuie sur la nature de l\u2019homme, en particulier la r\u00e9alit\u00e9 de la conscience, qui est la voie principale d\u2019acc\u00e8s \u00e0 Dieu et nous le fait conna\u00eetre comme Juge. Il s\u2019appuie aussi sur l\u2019existence du monde et le constat de la nature d\u00e9chue de l\u2019homme, du p\u00e9ch\u00e9, de notre incapacit\u00e9 \u00e0 assurer notre bonheur.<\/p>\n<p>Pour ce qui est de la r\u00e9v\u00e9lation, Newman la voit comme un prolongement de la religion naturelle. Il consid\u00e8re le fait de la r\u00e9v\u00e9lation comme d\u00e9montrable, mais pas par des arguments irr\u00e9futables. Encore une fois, il s\u2019appuie sur un faisceau de raisons probables. Avant de pr\u00e9senter des syllogismes il pr\u00e9f\u00e8re toucher les c\u0153urs.<\/p>\n<p>Le christianisme est le compl\u00e9ment de la religion naturelle, l\u2019accomplissement de la promesse faite \u00e0 Mo\u00efse et aux proph\u00e8tes. Il est seul capable de gu\u00e9rir la blessure profonde de la nature humaine, le seul, par l\u2019autorit\u00e9 du Christ et de la r\u00e9v\u00e9lation, \u00e0 pouvoir combattre le \u00ab\u00a0lib\u00e9ralisme\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h3>La Lettre au Duc de Norfolk<\/h3>\n<p>William Ewart Gladstone, ancien premier ministre britannique, avait critiqu\u00e9 s\u00e9v\u00e8rement le catholicisme apr\u00e8s la d\u00e9claration de l\u2019infaillibilit\u00e9 du pape par le concile Vatican I<sup>er<\/sup>. Pour lui, accepter cette infaillibilit\u00e9, pour un citoyen de Grande-Bretagne, serait une d\u00e9loyaut\u00e9 vis-\u00e0-vis de l\u2019Etat.<\/p>\n<p>Dans la \u00ab\u00a0Lettre au Duc de Norfolk\u00a0\u00bb John Henry Newman veut clarifier le sens et la port\u00e9e de cette infaillibilit\u00e9. De ce long texte, la m\u00e9moire collective a retenu le d\u00e9fi lanc\u00e9 \u00e0 Newman de devoir opter pour un toast soit au pape soit \u00e0 la conscience\u00a0: \u00ab\u00a0Je boirai, alors, pour le pape avec plaisir, mais d\u2019abord pour la conscience, apr\u00e8s pour le pape\u00a0\u00bb. Certains en concluent un peu rapidement que Newman donne la priorit\u00e9 \u00e0 la conscience personnelle dans un possible conflit avec un enseignement infaillible du pape.<\/p>\n<p>Newman clarifie dans cette lettre que le mot \u00ab\u00a0conscience\u00a0\u00bb ne d\u00e9signe pas une opinion ou un caprice, mais la voix de Dieu qui parle en nous. Son jugement ne porte pas sur la doctrine sp\u00e9culative. Le jugement de la conscience est pratique\u00a0: il porte sur ce qui doit \u00eatre fait ici et maintenant, pour faire le bien et \u00e9viter le mal. Et finalement, il rappelle que, dans tout ce qui n\u2019est pas strictement de foi, le pape n\u2019est pas infaillible.<\/p>\n<p><em>Emmanuel Cabello est pr\u00eatre, Docteur en Sciences de l\u2019Education et en Th\u00e9ologie<\/em>. Voir aussi\u00a0<em><a href=\"https:\/\/didoc.be\/fr\/faire-evoluer-la-doctrine-chretienne\/\">Faire \u00e9voluer la doctrine chr\u00e9tienne?<\/a><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 1er novembre dernier, le pape L\u00e9on XIV a conf\u00e9r\u00e9 au cardinal John Henry Newman le titre de docteur de l\u2019Eglise. Qu\u2019est-ce qui a motiv\u00e9 cette initiative\u00a0?<\/p>\n","protected":false},"author":12,"featured_media":7454,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[70,67,22,56],"tags":[442],"class_list":["post-7452","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-eglise","category-foi","category-non-classifiee","category-papers-fr","tag-newman"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7452","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7452"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7452\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7457,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7452\/revisions\/7457"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7454"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7452"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7452"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7452"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}