{"id":2301,"date":"2020-11-02T17:51:03","date_gmt":"2020-11-02T16:51:03","guid":{"rendered":"https:\/\/didoc.be\/la-mort-fait-partie-de-la-vie\/"},"modified":"2024-02-03T11:13:41","modified_gmt":"2024-02-03T10:13:41","slug":"la-mort-fait-partie-de-la-vie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/didoc.be\/fr\/la-mort-fait-partie-de-la-vie\/","title":{"rendered":"La mort fait partie de la vie"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Est-ce parce qu\u2019il pr\u00e9f\u00e9rait, enfant, les aventures de Popeye aux vies des saints, comme le notait <em>Le Monde<\/em>, que Mgr Michel Aupetit reste un adepte des <em>punchlines<\/em> efficaces et des passes d\u2019armes intellectuelles, notamment sur les questions de bio\u00e9thique ? Qui sait. Fils de cheminot, n\u00e9 en 1951, m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste pendant onze ans, d\u00e9sormais archev\u00eaque de Paris, Mgr Aupetit a termin\u00e9 durant la pand\u00e9mie un ouvrage sur la mort. Au regard de la \u00ab terreur absolue\u00bb que provoque le Covid, la question centrale qu\u2019il y pose est celle-ci : pourquoi avons-nous peur de la mort, celle que nous n\u2019avons cess\u00e9 de cacher ces derni\u00e8res d\u00e9cennies pour cesser d\u2019en faire \u00ab un myst\u00e8re familier \u00bb ? Si son livre prend racine dans le confinement, son propos se d\u00e9ploie et pr\u00e9sente une large r\u00e9flexion sur la mani\u00e8re de penser cette mort et, par l\u00e0, notre vie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Apr\u00e8s avoir pris des mesures sanitaires pour les \u00e9glises, Mgr Aupetit ne critique pas le confinement en tant que tel. Il redoute cependant que le dernier mot soit donn\u00e9 \u00e0 de telles mesures. Le \u00ab Prot\u00e9gez-vous les uns des autres \u00bb est une injonction \u00e0 manier avec prudence, sous peine de mettre notre humanit\u00e9 entre parenth\u00e8ses, fait-il comprendre. Car c\u2019est bien dans le don de soi, dans le risque de la rencontre, que grandit cette humanit\u00e9. Par ces r\u00e9flexions, son ouvrage pr\u00e9face ad\u00e9quatement les f\u00eates de la Toussaint et de la Comm\u00e9moration des morts que c\u00e9l\u00e8brent les catholiques ce week-end.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">L\u2019entretien<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">La pand\u00e9mie mondiale qui nous a touch\u00e9s nous a fait \u00ab prendre conscience d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 que nous avions occult\u00e9e \u00bb, d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 \u00ab devenue insupportable dans une soci\u00e9t\u00e9 h\u00e9doniste \u00bb : la mort. Et la r\u00e9ponse que nous avons eue fut \u00ab de nous prot\u00e9ger de la mort par tous les moyens. En r\u00e9alit\u00e9, nous nous sommes prot\u00e9g\u00e9s de la vie. La vie est un risque, mais un risque magnifique. Le fameux principe de pr\u00e9caution d\u00e9sormais inscrit dans la Constitution revient, au fond, \u00e0 refuser de vivre vraiment pour ne pas risquer de mourir \u00bb. Tels sont les mots par lesquels Mgr Aupetit ouvre son ouvrage. Des mots qui soulignent une conviction profonde : c\u2019est en acceptant sereinement sa mort, sans en faire ni une obsession ni un tabou, qu\u2019elle devient une \u00ab condition essentielle de la pr\u00e9sence \u00e0 sa propre vie \u00bb. Non pas qu\u2019il faille se d\u00e9rober aux soins, ni \u00e0 la m\u00e9decine, mais \u00ab s\u2019y pr\u00e9parer paisiblement quand elle arrive \u00bb, car \u00ab l\u2019obsession permanente de la mort, m\u00eame enfouie, emp\u00eache de vivre pleinement \u00bb. Tout son ouvrage, sous-titr\u00e9 \u00ab M\u00e9ditation pour un chemin de vie \u00bb, s\u2019attache \u00e0 ce d\u00e9fi de donner \u00e0 la mort sa juste place, pour que ce moment du d\u00e9part devienne un acte d\u2019abandon, de don et de communion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Or, que s\u2019est-il pass\u00e9 pendant la pand\u00e9mie durant laquelle \u00ab les personnes mourantes ne pouvaient pas \u00eatre accompagn\u00e9es \u00bb ? Que notre r\u00e9action collective a-t-elle dit de notre rapport \u00e0 la mort et \u00e0 la vie ? Elle a exprim\u00e9 \u00ab une profonde d\u00e9tresse humaine \u00bb, explique l\u2019archev\u00eaque de Paris. \u00ab Notre soci\u00e9t\u00e9 a perdu le sens du bien commun, c\u2019est-\u00e0-dire de ce qui est bon pour l\u2019homme et pour la cr\u00e9ation qui l\u2019entoure. Dans la sph\u00e8re politique, le \u2018bien commun\u2019 a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par la notion d\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral qui est \u2018l\u2019int\u00e9r\u00eat du plus grand nombre ou encore du plus petit nombre des puissants\u2019. Si la politique n\u2019est plus ordonn\u00e9e au bien commun, elle perd sa l\u00e9gitimit\u00e9. D\u00e9pourvue des fondements anthropologiques n\u00e9cessaires pour affronter la pand\u00e9mie et la crise soci\u00e9tale qui l\u2019enveloppe, elle risque, comme l\u2019affirmait Jean-Paul II, de sombrer dans un \u2018totalitarisme sournois\u2019. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00ab La peur de la mort conduit \u00e0 des r\u00e9solutions hygi\u00e9nistes encadr\u00e9es par une tentative de survie \u00e9conomique \u00bb, regrette ainsi Mgr Aupetit. Pourtant, \u00ab l\u2019homme ne se limite pas aux conditions sanitaires et mat\u00e9rielles \u00bb. Pour que l\u2019apr\u00e8s-Covid soit meilleur, il ne faudra donc plus chercher \u00e0 nous \u00ab prot\u00e9ger \u00bb mais \u00e0 \u00ab changer de perspective \u00bb. Non plus \u00ab se battre contre la mort, mais apprendre \u00e0 se battre pour la Vie. Il faut retrouver le sens du bien commun, le sens d\u2019une \u00e9cologie int\u00e9grale. Il faut \u0153uvrer \u00e0 une conversion politique, \u00e9conomique, sociale et religieuse respectueuse de la dignit\u00e9 de l\u2019homme. La derni\u00e8re encyclique du pape Fran\u00e7ois, Fratelli tutti, offre des indications pr\u00e9cieuses pour entrer dans ce chemin de conversion \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>&#8211; Vous regrettez l\u2019effacement de la mort dans nos vies. \u00c0 quoi le voyez-vous, et comment l\u2019expliquez-vous ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">On cherche \u00e0 effacer la mort par peur de nos limites, de nos faiblesses, de notre vuln\u00e9rabilit\u00e9. Notre soci\u00e9t\u00e9 est marqu\u00e9e par la mise \u00e0 l\u2019\u00e9cart des personnes \u00e2g\u00e9es, des personnes avec un handicap, des pauvres, des malades et des mourants. En marginalisant ces personnes, on se coupe des racines de notre humanit\u00e9. Chacun de nous a \u00e9t\u00e9 un embryon dans le sein de sa m\u00e8re et chacun de nous sera un jour un mourant. Le d\u00e9but et la fin de la vie, la vuln\u00e9rabilit\u00e9, sont les lieux pr\u00e9cis o\u00f9 l\u2019humanit\u00e9 se r\u00e9v\u00e8le \u00e0 elle-m\u00eame. La vitalit\u00e9 et la cr\u00e9ativit\u00e9 d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 se mesurent \u00e0 sa capacit\u00e9 d\u2019int\u00e9grer les limites humaines en choisissant la vie. La peur de la mort exprime au fond la peur de vivre. Les gens ne meurent pas tant du Covid que de la solitude. Les mesures sanitaires et le traitement m\u00e9dical ne nous dispensent pas des gestes gratuits et salutaires, de la tendresse et du r\u00e9confort qui soutiennent le malade dans son combat. Le don de la vie fait de nous des fr\u00e8res en humanit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>&#8211; Comment une juste int\u00e9gration de la mort dans nos vies pourrait-elle donner go\u00fbt \u00e0 la vie ? En quoi se soucier de la mort \u00e9largirait-il la saveur et la profondeur de nos jours ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La mort fait partie de la vie. C\u2019est dans la mesure o\u00f9 l\u2019on vit que l\u2019on peut aussi consentir \u00e0 notre condition limit\u00e9e. Chacun de nous fait l\u2019exp\u00e9rience d\u2019une puissance de vie qui s\u2019exprime au c\u0153ur de notre faiblesse. Ce miracle est \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans le c\u0153ur de tout homme. On peut \u00eatre d\u00e9courag\u00e9, souffrant, malade, extr\u00eamement limit\u00e9, mais il y a cependant une dimension dont on ne sera jamais priv\u00e9 : c\u2019est l\u2019amour. Jusqu\u2019au bout nous demeurons libres d\u2019aimer. Comme m\u00e9decin et ensuite comme pr\u00eatre, j\u2019ai fait l\u2019exp\u00e9rience de tant de gestes de r\u00e9conciliation, de tendresse, v\u00e9cus jusque dans le dernier souffle. C\u2019est l\u2019amour qui ouvre \u00e0 la vie et \u00e0 une vie toujours plus profonde, plus grande, plus large, plus haute, \u00e0 une vie que l\u2019on appelle la vie \u00e9ternelle. Nous avons re\u00e7u la vie par amour, nous la donnons par amour. Aimer, c\u2019est sans cesse choisir la vie pour la donner. Vivant le c\u00e9libat pour le Royaume de Dieu, la vie dont je suis le t\u00e9moin aupr\u00e8s du peuple qui m\u2019est confi\u00e9, c\u2019est la vie de Dieu, l\u2019amour que je d\u00e9sire leur communiquer, c\u2019est l\u2019amour du Christ qui donne sa vie pour nous. C\u2019est ce que nous c\u00e9l\u00e9brons dans l\u2019Eucharistie. Le Seigneur se donne \u00e0 travers les esp\u00e8ces du pain et du vin. Il se rend pr\u00e9sent dans notre quotidien. Chaque jour est marqu\u00e9 par le plus grand des miracles : la R\u00e9surrection du Christ. Cela veut dire qu\u2019il n\u2019y a pas une limite, une faiblesse, une souffrance, une mort qui ne soit d\u00e9j\u00e0 int\u00e9gr\u00e9e dans la vie \u00e9ternelle. Le croyons-nous ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>&#8211; Vous nous invitez \u00e0 mourir \u00e0 soi-m\u00eame. Que cela veut-il dire ? N\u2019est-ce pas risquer de s\u2019oublier ? Risquer de ne pas faire fructifier nos talents personnels ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Nous sommes impr\u00e9gn\u00e9s par cet individualisme ambiant o\u00f9 chacun ne pense qu\u2019\u00e0 sa r\u00e9ussite personnelle. Quelle illusion. S\u2019il nous est donn\u00e9 de vivre, d\u2019\u00eatre l\u00e0 o\u00f9 nous sommes, de faire ce que nous faisons, n\u2019est-ce pas aussi gr\u00e2ce \u00e0 nos parents, \u00e0 nos amis, \u00e0 nos communaut\u00e9s de vie, aux g\u00e9n\u00e9rations qui nous pr\u00e9c\u00e8dent ? Nous sommes infiniment redevables et nous manquons de gratitude. Lorsqu\u2019on se souvient de tel geste ou parole d\u2019autrui qui a pu \u00eatre d\u00e9cisif, on sait \u00e0 quel point on est responsable de son fr\u00e8re et de sa s\u0153ur. On ne donne la vie qu\u2019en mourant \u00e0 soi-m\u00eame, c\u2019est-\u00e0-dire en aimant au-del\u00e0 de soi-m\u00eame. C\u2019est ainsi que les talents fructifient.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>&#8211; Dans le contexte actuel, qu\u2019est-ce que la f\u00eate de la Toussaint et la Comm\u00e9moration des d\u00e9funts peuvent nous enseigner de sp\u00e9cifique ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Je souhaite que ce temps puisse \u00eatre pour chacun un temps d\u2019action de gr\u00e2ce. Il est bon de se souvenir des gestes, des actes, des visages de personnes proches et plus lointaines qui nous pr\u00e9c\u00e8dent dans la vie \u00e9ternelle afin de red\u00e9couvrir leur pr\u00e9sence \u00e0 nos c\u00f4t\u00e9s. Car la vie \u00e9ternelle, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 ici et maintenant. Ces mots de saint Jean-Paul II peuvent nous aider \u00e0 entrer dans ce myst\u00e8re de la communion des saints [la communion entre les vivants et les morts NdlR] : \u00ab \u2018Ce que vous faites, c\u2019est \u00e0 moi que vous le faites.\u2019 Les actes humains vont bien au-del\u00e0 de l\u2019entourage et du p\u00e9rim\u00e8tre social et politique. Tout acte humain passe par J\u00e9sus-Christ et, par lui, atteint les autres jusqu\u2019aux extr\u00e9mit\u00e9s du monde. Car ce que je fais en bien ou en mal, c\u2019est d\u2019abord \u00e0 lui que je le fais. Entre moi et mon prochain, ou cet inconnu au loin que je ne rencontrerai jamais, il y a sa personne, que je ne vois pas et qui est la premi\u00e8re \u00e0 recueillir mes larmes ou \u00e0 recevoir mes coups, qui retentissent jusqu\u2019au fond du ciel. En prenant ma nature d\u2019homme, il m\u2019a mis en communication avec la totalit\u00e9 de l\u2019univers visible et invisible, des vivants et des morts, et la violence que je crois commettre dans l\u2019ombre fait frissonner au loin un ange inconnu. Mais le plus faible m\u00e9rite acquis par sa gr\u00e2ce ira lui aussi au plus d\u00e9muni, qui sans me conna\u00eetre attend mon bon vouloir, instruit ou ne sachant rien de cette r\u00e9versibilit\u00e9 spirituelle qui fait du pauvre le cr\u00e9ancier permanent du riche. Depuis l\u2019incarnation, les actes humains ont une r\u00e9percussion infinie. C\u2019est ainsi que je me repr\u00e9sente la communion des saints. \u00bb<\/p>\n<p class=\"pied\">Bosco d\u2019Otreppe est journaliste \u00e0 \u00ab La Libre Belgique \u00bb, responsable de la page \u00ab D\u00e9bats \u00bb et de l\u2019actualit\u00e9 religieuse. Ce texte a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 le 1-11-20 sous le titre \u00ab Regarder la mort en face, c\u2019est aussi contempler la beaut\u00e9 de la vie \u00bb. Source : <a href=\"https:\/\/www.lalibre.be\/debats\/opinions\/regarder-la-mort-en-face-c-est-aussi-contempler-la-beaute-de-la-vie-5f9c4b617b50a6525bb1fa5f.\">https:\/\/www.lalibre.be\/debats\/opinions\/regarder-la-mort-en-face-c-est-aussi-contempler-la-beaute-de-la-vie-5f9c4b617b50a6525bb1fa5f.<\/a>\u00a0Le livre de Mgr Aupetit s&rsquo;intitule \u00ab\u00a0La mort, m\u00e9ditation pour un chemin de vie\u00a0\u00bb et a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 chez Art\u00e8ge.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"intro\">La pand\u00e9mie qui nous a touch\u00e9s nous a fait \u00ab prendre conscience d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 que nous avions occult\u00e9e \u00bb, d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 \u00ab devenue insupportable dans une soci\u00e9t\u00e9 h\u00e9doniste \u00bb : la mort. Tel est le constat de l\u2019archev\u00eaque de Paris, Mgr Michel Aupetit. Mais pourquoi devrions-nous la r\u00e9int\u00e9grer dans nos vies ? Et comment ?<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4763,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[69],"tags":[],"class_list":["post-2301","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-recension-livre"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2301","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2301"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2301\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4763"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2301"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2301"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2301"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}