{"id":2294,"date":"2020-06-01T19:18:12","date_gmt":"2020-06-01T17:18:12","guid":{"rendered":"https:\/\/didoc.be\/veilleur-ou-en-est-la-nuit\/"},"modified":"2024-02-04T18:28:37","modified_gmt":"2024-02-04T17:28:37","slug":"veilleur-ou-en-est-la-nuit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/didoc.be\/fr\/veilleur-ou-en-est-la-nuit\/","title":{"rendered":"Veilleur, o\u00f9 en est la nuit?"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Comment peut-on encore parler de l\u2019esp\u00e9rance chr\u00e9tienne en 2020 ? Qui en parle encore ? Le christianisme a-t-il quelque chose \u00e0 dire \u00e0 un monde morose et tourment\u00e9, hant\u00e9 par le spectre d\u2019une nouvelle crise \u00e9conomique, \u00e0 une Europe en qu\u00eate d\u2019identit\u00e9, \u00e0 des jeunes qui n\u2019ont plus grand-chose en commun avec leurs a\u00een\u00e9s, \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 qui tremble face \u00e0 la menace de la violence et du terrorisme, \u00e0 une plan\u00e8te o\u00f9 le d\u00e9r\u00e8glement climatique et les d\u00e9s\u00e9quilibres \u00e9cologiques semblent multiplier les catastrophes naturelles ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">On pourrait ajouter aujourd\u2019hui des questions que l\u2019auteur ne pouvait imaginer en 2016 : qu\u2019avons-nous \u00e0 dire comme chr\u00e9tiens quand toute notre mani\u00e8re de vivre, toutes nos s\u00e9curit\u00e9s humaines sont remises en question par la propagation, \u00e0 travers le monde, d\u2019un virus microscopique ? Que dire quand la perspective de la mort se fait soudain si proche ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Et qu\u2019avons-nous \u00e0 dire, nous catholiques, dans un monde o\u00f9 l\u2019on r\u00e9clame comme un droit la possibilit\u00e9 de tuer l\u2019enfant dans le sein de sa m\u00e8re, d\u2019en finir avec ceux qui sont en fin de vie, d\u2019enlever au mariage et \u00e0 la famille, pi\u00e8ce par pi\u00e8ce, tout ce qui les caract\u00e9rise ? Avons-nous encore le droit de proclamer une v\u00e9rit\u00e9 dans un climat relativiste ? Et finalement, qu\u2019avons-nous \u00e0 dire et \u00e0 faire face \u00e0 la chute vertigineuse de la pratique chr\u00e9tienne et des vocations sacerdotales, face aux turpitudes de certains qui devraient donner l\u2019exemple dans l\u2019Eglise et \u00e0 la disparition des r\u00e9f\u00e9rences chr\u00e9tiennes dans la vie quotidienne ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Toutes ces questions peuvent para\u00eetre bien sombres. C\u2019est que le style du livre se veut d\u00e9capant : pour faire appara\u00eetre le c\u0153ur de l\u2019esp\u00e9rance th\u00e9ologale, l\u2019auteur veut lib\u00e9rer nos \u00e2mes des esp\u00e9rances trop humaines.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Son analyse est fort centr\u00e9e sur la situation p\u00e9nible de l\u2019Eglise en France, une limitation que l\u2019on peut regretter. Par ailleurs, il ne s\u2019agit pas d\u2019un trait\u00e9 sur l\u2019esp\u00e9rance \u2014 le sous-titre de l\u2019ouvrage est une boutade \u2014 mais plut\u00f4t d\u2019un essai. Candiard ne pr\u00e9tend pas offrir un expos\u00e9 syst\u00e9matique mais transmettre une id\u00e9e essentielle, qui lui tient \u00e0 c\u0153ur. Il le fait avec profondeur, dans un style direct, parfois excessif, mais riche en images et agr\u00e9able \u00e0 lire.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Esp\u00e9rance et faux espoirs<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Pour Adrien Candiard, nous sommes dans la situation du proph\u00e8te J\u00e9r\u00e9mie, au 6\u00e8me si\u00e8cle avant le Christ, quand il annonce et contemple la ruine de J\u00e9rusalem : <em>\u00ab c\u2019est dans ces ruines de notre J\u00e9rusalem que nous avons besoin de la le\u00e7on de J\u00e9r\u00e9mie. Aujourd\u2019hui, nous sommes m\u00fbrs pour l\u2019esp\u00e9rance. Car pour parler de l\u2019esp\u00e9rance, il faut commencer par regarder le d\u00e9sespoir en face. Notre premier devoir de veilleur, c\u2019est de regarder la nuit comme elle est \u00bb<\/em> (p. 48).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La destruction du temple de J\u00e9rusalem, en 587 avant le Christ, et la d\u00e9portation des Juifs \u00e0 Babylone constituent pour le peuple \u00e9lu le d\u00e9sastre absolu. J\u00e9r\u00e9mie l\u2019annonce envers et contre tout et d\u00e9courage toute tentative de vouloir se soustraire \u00e0 ce malheur, car il sait qu\u2019il doit arriver.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019esp\u00e9rance n\u2019est pas la vertu des na\u00effs ou des irresponsables, de ceux qui ne savent pas ou ne veulent pas voir la r\u00e9alit\u00e9 en face et se bercent d\u2019illusions. <em>\u00ab L\u2019esp\u00e9rance chr\u00e9tienne ne r\u00e9clame pas d\u2019optimisme, mais du courage \u00bb<\/em> (p. 49), le courage de renoncer aux illusions, aux faux espoirs, aux certitudes pauvrement humaines pour regarder la r\u00e9alit\u00e9 en face et mettre toute sa confiance en Dieu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La destruction de J\u00e9rusalem et les cinquante ans d\u2019exil qui l\u2019ont suivie ont permis une purification radicale du peuple de Dieu. Ce qui \u00e9tait per\u00e7u au moment m\u00eame comme une catastrophe s\u2019est av\u00e9r\u00e9 une \u00e9tape essentielle dans la maturation d\u2019Isra\u00ebl.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>\u00ab Peut-\u00eatre notre situation a-t-elle, dans ses difficult\u00e9s m\u00eame, une vertu identique : l\u2019incompr\u00e9hensible d\u00e9pouillement des v\u00eatements triomphaux du christianisme en Occident nous indique certainement que nous sommes appel\u00e9s \u00e0 accepter la m\u00eame purification radicale, douloureuse et n\u00e9cessaire, pour placer notre esp\u00e9rance en Dieu. Notre temps a cette mission historique, difficile et exaltante. Contrairement \u00e0 tant de nos devanciers, que les succ\u00e8s de la foi pouvaient aveugler, nous n\u2019avons plus tellement d\u2019autres choix que le d\u00e9sespoir devant la catastrophe ou l\u2019esp\u00e9rance en Dieu. Les autres espoirs n\u2019ont plus de sens. La seule promesse que Dieu fait \u00e0 J\u00e9r\u00e9mie, ce n\u2019est pas le triomphe ou la r\u00e9ussite. C\u2019est la promesse de sa pr\u00e9sence \u00bb<\/em> (p. 51). Et de fait, dans le livre de J\u00e9r\u00e9mie, Dieu r\u00e9p\u00e8te inlassablement une promesse : <em>\u00ab Je serai avec toi \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019esp\u00e9rance nous porte \u00e0 aimer le r\u00e9el, car c\u2019est dans le r\u00e9el que le Dieu \u00e9ternel est pr\u00e9sent. Elle place notre confiance en Dieu et d\u00e9masque les faux dieux \u2014 les faux espoirs \u2014, comme la nostalgie d\u2019un soi-disant \u00e2ge d\u2019or de l\u2019Eglise : <em>\u00ab rien n\u2019est moins chr\u00e9tien que de serrer sans fin dans ses bras le cadavre de la vieille chr\u00e9tient\u00e9 : il faut laisser les morts enterrer leurs morts, et regarder le monde en face \u00bb<\/em> (p. 53) ; ou le repli dans le bastion des cathos radicaux qui combattent un monde mauvais : <em>\u00ab il y a pourtant d\u2019autres radicalit\u00e9s que la radicalit\u00e9 combattante. Je crois m\u00eame que Dieu nous invite, en ces temps que nous vivons, \u00e0 une option autrement plus radicale. Nous avons \u00e0 renoncer \u00e0 voir se r\u00e9aliser, m\u00eame partiellement, le triomphe de l\u2019Eglise, pour accepter le paradoxal triomphe de la croix \u00bb<\/em> (p. 55) ; ou encore la tentation des plaintes et de la victimisation : <em>\u00ab aimer se pr\u00e9senter comme des victimes, c\u2019est faire triompher le mal : car alors, le mal qu\u2019on m\u2019a fait devient ma seule l\u00e9gitimit\u00e9, quand ma l\u00e9gitimit\u00e9 devrait \u00eatre, au contraire, le bien que je m\u2019efforce de faire \u00bb<\/em> (p. 57).<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Esp\u00e9rer pour la vie \u00e9ternelle<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Ce <em>\u00ab Je serai avec toi \u00bb<\/em> qu\u2019au milieu des difficult\u00e9s Dieu r\u00e9p\u00e8te constamment \u00e0 J\u00e9r\u00e9mie peut para\u00eetre une pi\u00e8tre consolation, un peu sentimentale. En fait, elle contient le d\u00e9fi exigeant de trouver Dieu ici et maintenant, dans la <em>\u00ab rencontre rugueuse avec le monde r\u00e9el o\u00f9 Dieu nous attend \u00bb<\/em> (p. 64), rencontre qui, pr\u00e9cis\u00e9ment parce qu\u2019elle est \u00ab rugueuse \u00bb, est salutaire, car elle d\u00e9cape les \u00e2mes et les d\u00e9pouille de leurs fausses s\u00e9curit\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019esp\u00e9rance n\u2019est pas la vertu des salles d\u2019attente : <em>\u00ab elle n\u2019est possible que parce que Dieu s\u2019est donn\u00e9 le premier. Il ne s\u2019agit pas d\u2019attente, mais de don \u2014 d\u2019un don que nous devons simplement recevoir. Contrairement \u00e0 l\u2019objet de nos esp\u00e9rances courantes, Dieu n\u2019est pas \u00e0 venir ni \u00e0 attendre : il est d\u00e9j\u00e0 donn\u00e9, et la seule difficult\u00e9 consiste \u00e0 accepter ce don. Esp\u00e9rer, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 poss\u00e9der \u00bb<\/em> (p. 67).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La vie chr\u00e9tienne nous introduit d\u00e8s maintenant dans l\u2019\u00e9ternit\u00e9, comme un bien que nous poss\u00e9dons d\u00e9j\u00e0, bien qu\u2019imparfaitement, et dont nous jouirons pleinement dans l\u2019au-del\u00e0. L\u2019esp\u00e9rance nous lib\u00e8re de la mal\u00e9diction du temps qui nous \u00e9chappe comme les grains du sablier, jusqu\u2019\u00e0 \u00e9puisement, car elle ouvre le moment pr\u00e9sent sur l\u2019\u00e9ternit\u00e9 :<em> \u00ab Esp\u00e9rer, c\u2019est quelque chose de tr\u00e8s concret : c\u2019est croire que Dieu nous rend capables de poser des actes \u00e9ternels. Que, quand nous aimons, cet amour n\u2019est pas simplement un beau sentiment dans une mar\u00e9e d\u2019absurdit\u00e9 vou\u00e9e \u00e0 la mort, mais une fen\u00eatre que nous ouvrons sur l\u2019\u00e9ternit\u00e9. Car ces actes \u00e9ternels, ces actes que nous pouvons faire et dont le fruit est \u00e9ternel, ce sont bien s\u00fbr les actes d\u2019amour, les seuls qui comptent. Ce sont eux qui construisent, dans notre monde d\u00e9j\u00e0, l\u2019\u00e9ternit\u00e9, le Royaume de Dieu \u00bb<\/em> (pp. 72-73).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Vivre de cette mani\u00e8re suppose une conversion, un renversement radical. Cela exige d\u2019abandonner les objectifs \u00e0 courte vue, enferm\u00e9s dans le temps, et de viser ce qui, maintenant, ici, a une port\u00e9e \u00e9ternelle. Il s\u2019agit d\u2019aimer plut\u00f4t que de faire, de produire, de r\u00e9aliser, ou, plus pr\u00e9cis\u00e9ment d\u2019aimer en faisant, en produisant, en r\u00e9alisant les activit\u00e9s les plus banales de la vie courante, pas celles d\u2019une autre vie illusoire, plus tard et ailleurs, mais de la n\u00f4tre, concr\u00e8te, \u00e0 l\u2019instant pr\u00e9sent : <em>\u00ab La vie \u00e9ternelle n\u2019est (\u2026) pas une mani\u00e8re de s\u2019\u00e9vader, de chercher refuge contre le mal et la finitude de notre univers (\u2026) Elle permet au contraire, et tr\u00e8s concr\u00e8tement, de prendre notre monde au s\u00e9rieux en le regardant pour ce qu\u2019il est, en donnant \u00e0 chacun de ses \u00e9l\u00e9ments sa juste place, son juste poids \u00bb<\/em> (p. 75). Il s\u2019agit aussi d\u2019aimer plut\u00f4t que de se laisser agacer ou d\u00e9courager par les difficult\u00e9s, les d\u00e9ceptions et les \u00e9preuves de la vie : Dieu nous invite \u00e0 r\u00e9aliser le miracle de Cana o\u00f9 l\u2019eau est transform\u00e9e en vin \u2014 qui donne la joie \u2014, pas en vinaigre (p. 79), ou encore le plus grand des miracles, celui de la r\u00e9surrection o\u00f9 la croix, instrument de torture, devient par l\u2019Amour instrument de salut (pp. 81-82).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>(\u2026) prendre notre monde au s\u00e9rieux<\/em>, dit Candiard : l\u2019esp\u00e9rance n\u2019est pas une fuite en avant, mais un ancrage dans le pr\u00e9sent d\u2019un Dieu qui est avec nous. Et nous nous permettons d\u2019ajouter ici ce que l\u2019auteur ne fait que sugg\u00e9rer : avec nous, Dieu veut transformer le monde, en proclamant l\u2019Evangile, en faisant des disciples (cf. Mc 16, 15-20), en r\u00e9v\u00e9lant aux hommes la joie profonde d\u2019aimer et, surtout, de se savoir aim\u00e9s de fa\u00e7on inconditionnelle par Dieu. Candiard \u00e9voque \u00e0 ce propos le r\u00f4le des chr\u00e9tiens dans les premiers si\u00e8cles de l\u2019histoire de l\u2019Eglise et dans l\u2019av\u00e8nement d\u2019une nouvelle \u00e8re apr\u00e8s l\u2019effondrement de l\u2019empire romain (pp. 90-93). Au<em> \u00ab Je serai avec toi \u00bb<\/em> promis \u00e0 J\u00e9r\u00e9mie correspond aujourd\u2019hui le <em>\u00ab Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu\u2019\u00e0 la fin du monde \u00bb<\/em> (<em>Mt<\/em> 28, 20) promis par le Christ \u00e0 l\u2019Eglise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>\u00ab Esp\u00e9rer, ce n\u2019est pas se mentir ou se voiler la face, mais croire que l\u2019amour est plus solide que le reste, parce que, contrairement \u00e0 nos ambitions, nos richesses, nos conflits, tout ce qui nous distrait trop souvent de l\u2019essentiel, l\u2019amour a les promesses d\u2019\u00e9ternit\u00e9. Il ne passera jamais, saint Paul nous le dit. Quand le monde qui nous entoure nous fait peur, l\u2019esp\u00e9rance chr\u00e9tienne ne nous dit pas de rester l\u00e0 \u00e0 pleurnicher parce que tout va mal, ni de sourire b\u00eatement parce que tout irait bien ; elle ne nous invite pas \u00e0 attendre que Dieu d\u00e9truise ce monde-l\u00e0 pour en construire un autre ; elle nous pose une question tr\u00e8s simple : comment faire de tout cela une occasion d\u2019aimer davantage ? C\u2019est la question que nous devrions nous poser devant toutes les nouvelles, les bonnes comme les mauvaises, celle du journal t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 comme celles du t\u00e9l\u00e9phone personnel. Comment puis-je en faire une occasion d\u2019aimer ? \u00bb<\/em> (p. 78).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Adrien Candiard explique que c\u2019est dans l\u2019Eucharistie que nous apprenons \u00e0 aimer, \u00e0 r\u00e9aliser \u00ab par Lui, avec Lui et en Lui \u00bb le don de notre vie qui nous projette d\u00e8s ici-bas au-del\u00e0 du temps et de la finitude de notre monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>\u00ab Sans le savoir, souvent, notre monde nous pose la m\u00eame question<\/em> [celle que l\u2019on posait au proph\u00e8te Isa\u00efe]<em> : \u201fVeilleur, o\u00f9 en est la nuit ?\u201d Il nous interroge sur notre esp\u00e9rance, et il n\u2019attend pas de nous des discours l\u00e9nifiants, des th\u00e9ories rassurantes qui prouveront que tout ira mieux demain ; le monde attend de nous que nous vivions dans l\u2019esp\u00e9rance, c&rsquo;est-\u00e0-dire que nous vivions pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9, que nous vivions pour ce qui compte vraiment et ne passera jamais \u00bb<\/em> (p. 93).<\/p>\n<p class=\"pied\">Adrien Candiard est un jeune dominicain (38 ans) vivant au Caire et membre de l&rsquo;Institut dominicain d&rsquo;\u00e9tudes orientales. R\u00e9f\u00e9rences du livre : Adrien Candiard, Veilleur, o\u00f9 en est la nuit ? Petit trait\u00e9 de l\u2019esp\u00e9rance \u00e0 l\u2019usage des contemporains, Les Editions du Cerf, Paris 2016. Ce livre a remport\u00e9 en 2017 le prix de litt\u00e9rature religieuse. St\u00e9phane Seminckx est pr\u00eatre, docteur en m\u00e9decine et en th\u00e9ologie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"intro\">En 2016, le P\u00e8re Adrien Candiard a publi\u00e9 le livre <em>Veilleur o\u00f9 en est la nuit ? Petit trait\u00e9 de l\u2019esp\u00e9rance \u00e0 l\u2019usage des contemporains<\/em> (99 pages). L\u2019abb\u00e9 St\u00e9phane Seminckx en fait ici une br\u00e8ve pr\u00e9sentation.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4875,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[67,69],"tags":[106,134],"class_list":["post-2294","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-foi","category-recension-livre","tag-crise-de-leglise","tag-esperance"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2294","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2294"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2294\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4875"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2294"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2294"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2294"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}