{"id":2251,"date":"2018-05-08T10:30:32","date_gmt":"2018-05-08T08:30:32","guid":{"rendered":"https:\/\/didoc.be\/dieu-au-cinema\/"},"modified":"2024-02-12T18:12:16","modified_gmt":"2024-02-12T17:12:16","slug":"dieu-au-cinema","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/didoc.be\/fr\/dieu-au-cinema\/","title":{"rendered":"Dieu au cin\u00e9ma"},"content":{"rendered":"<h3 style=\"text-align: justify\">Quelques points de rep\u00e8res historiques<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Si on regarde l\u2019histoire du cin\u00e9ma, pendant longtemps, les r\u00e9alisateurs et producteurs pr\u00e9sentent des films ou la dimension religieuse est naturelle, simple, en un temps o\u00f9 elle fait encore partie du quotidien des hommes. Elle impr\u00e8gne le sc\u00e9nario, le jeu d\u2019acteurs, et montre une soci\u00e9t\u00e9 qui, du plus riche au plus pauvre, ne peut ignorer Dieu et les exigences de la vie morale. Les films de John Ford participent de ce courant. Dans <em>Les raisins de la col\u00e8re<\/em> (1943), inspir\u00e9 du roman de John Steinbeck, le r\u00e9alisateur parvient \u00e0 exprimer la dimension de la \u00ab grande \u00e2me du peuple \u00bb, pauvre mais digne dans les \u00e9preuves.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La Seconde Guerre mondiale va bouleverser la donne. Les ann\u00e9es de privation et souffrance encouragent les films musicaux et de divertissement de qualit\u00e9. Les ann\u00e9es 1950 sont aussi celles des films historiques, du genre <em>peplum<\/em>, qui mettent en sc\u00e8ne de grandes fresques bibliques, avec des moyens financiers consid\u00e9rables. Tout le monde a \u00e0 l\u2019esprit l\u2019affiche du film des <em>Dix commandements<\/em> de Cecil B. De Mille (1956) avec Mo\u00efse (Charlton Heston), brandissant les Tables de la Loi pour les pr\u00e9cipiter en bas de la montagne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Quelque chose est en train de se briser, c\u2019est s\u00fbr, qui n\u2019appara\u00eetra que plus tard : la Loi ne suffit pas, l\u2019homme attend la gr\u00e2ce, et celle-ci n\u2019arrive pas. Peut-\u00eatre parce que Dieu, lui, attend la foi, qui na\u00eet du silence et de l\u2019\u00e9coute, du repentir aussi sans doute\u2026 En attendant, mais on y reviendra, c\u2019est \u00ab le vide \u00bb qui s\u2019installe et Antonioni, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960, l\u2019a tr\u00e8s bien \u00e9voqu\u00e9 avec <em>L\u2019Avventura<\/em> (1960), <em>La notte<\/em> (1961), <em>L\u2019Eclisse<\/em> (1962). La ruche bourdonnante de la soci\u00e9t\u00e9 des <em>Trente Glorieuses<\/em> ne sait plus \u00e9couter, s\u2019arr\u00eater, prier\u2026 \u00ab On ne sait m\u00eame plus prier \u00bb dira Alexandre dans <em>Le Sacrifice<\/em> de Tarkovski (1986). Fellini filme la \u00ab vanit\u00e9 \u00bb, et les f\u00eates tourbillonnantes de la bourgeoisie romaine comme dans <em>La dolce Vita<\/em> (1960). Il faudra attendre les ann\u00e9es 1980 pour voir surgir tout \u00e0 coup nombre de films religieux comme <em>Mission<\/em> de Roland Joff\u00e9 (1986), qui interroge la place de la religion dans la culture, l\u2019histoire, la vie en soci\u00e9t\u00e9, et jusqu\u2019au sens de la vocation&#8230;<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">La figure de J\u00e9sus<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Les films qui mettent en sc\u00e8ne J\u00e9sus ont une fortune variable ; qu\u2019ils soient l\u2019\u0153uvre personnelle de cin\u00e9astes ou films controvers\u00e9s qui ne manquent pas de s\u00e9duire (<em>L\u2019Evangile selon saint Matthieu<\/em> de Pasolini, 1964 ; <em>J\u00e9sus Christ superstar<\/em>, de Norman Jewison, 1973) ou qu\u2019ils correspondent davantage \u00e0 une sensibilit\u00e9 religieuse populaire (<em>J\u00e9sus de Nazareth<\/em> de Zeffirelli, en 1977), aucun ne nie le myst\u00e8re d\u2019un homme en tous cas remarquable qui (au jugement du spectateur) pourrait \u00eatre le Fils de Dieu. Il faudra attendre encore quelques ann\u00e9es pour que la figure de J\u00e9sus soit actualis\u00e9e avec des probl\u00e9matiques psychologiques, mais aussi sociales (<em>J\u00e9sus<\/em> de Serge Moati, 1999, inspir\u00e9 du livre de Jacques Duquesne ou encore <em>Son of Man<\/em> de Mark Dornford, 2006). Des r\u00e9alisateurs explorent alors \u00ab l\u2019homme J\u00e9sus \u00bb au regard des progr\u00e8s des sciences humaines mais en laissant parfois de c\u00f4t\u00e9 sa nature divine. Ailleurs, nombre de personnages \u00e9voquent la figure du Christ, comme celui de John Coffey dans <em>La ligne verte<\/em> de Frank Darabont (1999), qui \u00ab absorbe \u00bb (et gu\u00e9rit) la souffrance des autres. Enfin, il y a aussi les relations de J\u00e9sus avec ses disciples av\u00e9r\u00e9s ou suppos\u00e9s, ce qu\u2019\u00e9voque <em>Risen<\/em> de Kevin Reynolds (2016) ou <em>Mary<\/em> d\u2019Abel Ferrara (2005).<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Dieu, la soci\u00e9t\u00e9 et l\u2019\u00c9glise<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, un film qui a une r\u00e9elle intensit\u00e9 dramatique, une profondeur dans les dialogues, qui explore la psychologie des personnages et l\u2019intrigue, a plus de chances de convaincre le spectateur. Tout l\u2019art du r\u00e9alisateur et de son \u00e9quipe, en fonction des possibilit\u00e9s que lui offre la production, est de pouvoir aborder une question (Dieu existe-t-il ?), une situation (l\u2019altruisme et la bont\u00e9 sont-elles capables de changer le monde ?), une histoire (d\u2019un saint, d\u2019une apparition, d\u2019une possession), qui puisse convaincre croyants et\/ou non-croyants de la pertinence de la question religieuse dans des soci\u00e9t\u00e9s massivement s\u00e9cularis\u00e9es et mat\u00e9rialistes. C\u2019est qu\u2019en fait, la question religieuse est persistante, elle garde une pr\u00e9sence notable dans la culture, elle met en relief des conflits de valeurs dans la construction m\u00eame de la soci\u00e9t\u00e9 (on peut penser \u00e0 <em>There will be blood<\/em> de Paul Thomas Anderson, 2008), et il n\u2019est pas s\u00fbr que certains aspects de la s\u00e9cularisation n\u2019aient pas eux-m\u00eames des dimensions religieuses. Ainsi, on peut analyser <em>Wall Street<\/em> d\u2019Oliver Stone (1987) dans le monde de la finance ou <em>L\u2019associ\u00e9 du diable<\/em> de Taylor Hackford (1997), dans le domaine juridique, comme la mise en lumi\u00e8re de l\u2019<em>hubris<\/em>, la d\u00e9mesure qui envahit le c\u0153ur des hommes, avec son cort\u00e8ge d\u2019orgueil et de vanit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Mais au-del\u00e0 des conflits de valeurs, qui sont probablement une expression d\u00e9guis\u00e9e du (n\u00e9o ? ultra ?) lib\u00e9ralisme en comp\u00e9tition avec d\u2019autres syst\u00e8mes philosophiques et \u00e9conomiques, la question de Dieu est aussi affaire eccl\u00e9siale. Dans les pays \u00e0 tradition catholique, c\u2019est la symbolique, en ce qu\u2019elle touche le corps et la vie, qui est questionn\u00e9e, ainsi de <em>Bataille dans le ciel<\/em> de Raygadas (2005). Les critiques sont parfois dures vis-\u00e0-vis de l\u2019\u00c9glise, ainsi celles de Bu\u00f1uel visant l\u2019\u00c9glise ou la bourgeoisie, dans <em>L\u2019\u00c2ge d\u2019or<\/em> (1961), ou <em>Viridiana<\/em> (1961) tout en mettant en \u00e9vidence des figures de saintet\u00e9 utopiques comme <em>Nazarin<\/em> (1959). Mais ces films r\u00e9ussissent difficilement \u00e0 convaincre le spectateur que la pr\u00e9sence de Dieu doit n\u00e9cessairement s\u2019\u00e9prouver comme une critique sociale ou politique.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Pr\u00eatres et religieux au cin\u00e9ma<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">On ne peut aborder la question de Dieu et la vie eccl\u00e9siale sans aborder aussi celle de ses repr\u00e9sentants sur terre. La figure du pr\u00eatre, comme m\u00e9diateur entre le monde de Dieu et celui des hommes int\u00e9resse depuis longtemps le cin\u00e9ma, surtout si elle s\u2019accompagne d\u2019une dimension humaniste. On peut ainsi \u00e9pingler celle de l\u2019abb\u00e9 Pierre, dans <em>Hiver 54<\/em> de Denis Amar (1989) ou \u00e0 la figure de <em>L\u00e9on Morin, pr\u00eatre<\/em> de Jean-Pierre Melville (1961), qui donnera lieu \u00e0 une nouvelle version r\u00e9cemment avec <em>La Confession<\/em> de Nicolas Boukhrief (2017). Pensons encore au film de Louis Malle, <em>Au revoir les enfants<\/em> (1987) ou \u00e0 <em>Daens<\/em> de Stijn Coninx (1992). Puis il y a la figure de religieux comme les cisterciens de <em>Des hommes et des dieux<\/em>, ou les chartreux de la Grande Chartreuse dans <em>Le Grand Silence<\/em> de Philip Gr\u00f6ning (2005) ou encore les b\u00e9n\u00e9dictines dans <em>Les innocentes<\/em> d\u2019Anne Fontaine (2016). Dans certains cas, le d\u00e9passement de soi, le sacrifice, le service des plus pauvres, le besoin d\u2019absolu impressionne, et est l\u2019expression alors d\u2019une spiritualit\u00e9 authentique dans une culture qui r\u00e9clame l\u2019authenticit\u00e9 et le t\u00e9moignage de vie. Un des plus beaux films, \u00e0 ce jour, reste, \u00e0 mon humble avis, <em>Journal d\u2019un cur\u00e9 de campagne<\/em> de Robert Bresson (1951) qui s\u2019inspira d\u2019un roman de Georges Bernanos au m\u00eame titre et qui respire une spiritualit\u00e9 authentique.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Spiritualit\u00e9 et po\u00e9sie<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Reste que certains r\u00e9alisateurs de g\u00e9nie ont r\u00e9ussi \u00e0 donner au septi\u00e8me art leurs lettres de noblesse concernant les questions spirituelles et religieuses. Il suffit de citer Bresson, Dreyer (dont Godard dira qu\u2019il est le seul \u00e0 avoir film\u00e9 un miracle) ou Tarkovski. Ces r\u00e9alisateurs sont aussi des po\u00e8tes, surtout Tarkovski, et parviennent \u00e0 poser la question de la foi avec profondeur. <em>La Passion selon Jeanne d\u2019Arc<\/em> (1928) et <em>Ordet<\/em> (1955) de Dreyer communiquent souvent aux spectateurs une \u00e9motion profonde. Bresson a transform\u00e9 l\u2019essai de fa\u00e7on brillante avec son <em>Proc\u00e8s de Jeanne d\u2019Arc<\/em> (1962). Tarkovski, lui, avec <em>Andrei Rublev<\/em> (1966), <em>Stalker<\/em> (1979), ou <em>Le Sacrifice<\/em> (1986) a r\u00e9alis\u00e9 parmi les \u0153uvres les plus singuli\u00e8res et prenantes de l\u2019aventure spirituelle au cin\u00e9ma.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, les grandes \u0153uvres spirituelles sont rares, et d\u00e9pendent toujours de l\u2019interpr\u00e9tation du spectateur. Mais certains chefs d\u2019\u0153uvre du cin\u00e9ma, m\u00eame r\u00e9alis\u00e9s par des r\u00e9alisateurs qui se disent ath\u00e9es ou agnostiques, ont parfois une grande puissance d\u2019\u00e9vocation. <em>Le rayon vert<\/em> de Rohmer (1986), <em>La double vie<\/em> de V\u00e9ronique de Kieslowki (1991), pour ne donner que quelques exemples, plongent au c\u0153ur du myst\u00e8re de l\u2019amour. \u00c0 l\u2019inverse, m\u00eame au plus profond des t\u00e9n\u00e8bres comme <em>Nuit et Brouillard<\/em> (1955) d\u2019Alain Resnais, ou du d\u00e9sespoir comme <em>India Song<\/em> (1975) de Marguerite Duras, un beau film sur \u00ab l\u2019amour impossible \u00bb, le cin\u00e9ma montre qu\u2019il est capable d\u2019\u00e9voquer la brutalit\u00e9 et la douleur dans la condition humaine. Dans un autre registre, <em>Trois couleurs : Bleu<\/em> (1993), encore de Kieslowski, n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 s\u2019inspirer de l\u2019hymne \u00e0 la charit\u00e9 de saint Paul aux Corinthiens (<em>1 Co<\/em> 13) pour conclure un film marqu\u00e9 par le deuil de bout en bout.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Les films missionnaires<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Finalement, certains producteurs trouvent un int\u00e9r\u00eat \u00e0 produire des films en direction des croyants des diff\u00e9rentes confessions chr\u00e9tiennes. L\u2019arriv\u00e9e de nouvelles soci\u00e9t\u00e9s de production comme <em>Pure Flix<\/em>, fond\u00e9e en 2005, le facilite. La d\u00e9marche r\u00e9pond au besoin de films familiaux pour des chr\u00e9tiens qui ne se retrouvent parfois plus dans les productions habituelles mais refl\u00e8te aussi le besoin de spiritualit\u00e9 et de t\u00e9moignage dans un temps d\u2019incertitude et de perte de rep\u00e8res. Des films questionnent l\u2019incr\u00e9dulit\u00e9 contemporaine comme <em>J\u00e9sus l\u2019enqu\u00eate<\/em> de Jon Gunn (2017) ou la s\u00e9rie de films <em>God\u2019s Not Dead<\/em> d\u2019Harold Cronk et Michael Mason (2014, 2016, 2018). Ces films entendent exposer les arguments de la foi en faveur de l\u2019existence de Dieu dans un climat peu avenant, et qui peut m\u00eame devenir hostile.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Nul doute que le film religieux a de beaux jours devant lui, et que parfois le spectateur y trouvera l\u2019occasion de s\u2019interroger sur le myst\u00e8re de Dieu, sa r\u00e9v\u00e9lation dans le Christ, ou l\u2019action de l\u2019Esprit qui anime les hommes et les communaut\u00e9s. <em>In fine<\/em>, chacun pourra avoir sa propre liste de films marquants : les crit\u00e8res ne sont pas toujours religieux, mais quand cette dimension est explicite, on sera sans doute plus exigeant que jamais \u00e0 la qualit\u00e9 artistique des productions. La profondeur du propos, les ressources financi\u00e8res, les talents des r\u00e9alisateurs, des acteurs et des \u00e9quipes techniques sont indispensables. Puisse la connaissance du myst\u00e8re de Dieu, et celle de l\u2019homme en b\u00e9n\u00e9ficier et aider le monde contemporain \u00e0 se tourner avec confiance vers le Christ.<\/p>\n<p class=\"pied\">L\u2019abb\u00e9 Jean-Luc Maroy est pr\u00eatre du dioc\u00e8se de Malines-Bruxelles.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"intro\">Comment la question de Dieu est-elle trait\u00e9e au cin\u00e9ma ? On le pressent, Dieu ne se laisse pas capturer par l\u2019image. Pourtant les histoires bibliques, la vie de J\u00e9sus, les faits de soci\u00e9t\u00e9, les enjeux de la vie morale, l\u2019art lui-m\u00eame, invitent \u00e0 la production de films religieux qui tentent de rejoindre croyants et non-croyants dans leurs questionnements sur Dieu.<\/span><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5118,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[72,56],"tags":[167,124],"class_list":["post-2251","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-communication-et-medias","category-papers-fr","tag-cinema","tag-evangelisation"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2251","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2251"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2251\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5118"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2251"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2251"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2251"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}