{"id":2246,"date":"2018-03-20T16:30:32","date_gmt":"2018-03-20T15:30:32","guid":{"rendered":"https:\/\/didoc.be\/lactualite-scientifique-sur-les-dangers-de-la-pilule\/"},"modified":"2024-02-16T12:44:57","modified_gmt":"2024-02-16T11:44:57","slug":"lactualite-scientifique-sur-les-dangers-de-la-pilule","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/didoc.be\/fr\/lactualite-scientifique-sur-les-dangers-de-la-pilule\/","title":{"rendered":"L\u2019actualit\u00e9 scientifique sur les dangers de la pilule"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019un des changements r\u00e9cents les plus radicaux dans la pratique m\u00e9dicale a \u00e9t\u00e9 le d\u00e9clin brutal de l\u2019enthousiasme pour les hormones f\u00e9minines (\u0153strog\u00e8nes et progestag\u00e8nes). On pensait que pour la femme en m\u00e9nopause, chez qui la production naturelle d\u2019hormones s\u2019arr\u00eate, on pouvait obtenir de grands b\u00e9n\u00e9fices par une th\u00e9rapie substitutive au moyen de pilules contenant ces hormones.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La surprise fut colossale lorsqu\u2019en 2002, on a d\u00fb arr\u00eater pr\u00e9matur\u00e9ment le plus grand essai clinique jamais r\u00e9alis\u00e9 avec des hormones f\u00e9minines en raison d\u2019une augmentation du cancer du sein (26% de plus qu\u2019avec un placebo), des infarctus du myocarde (29% de plus avec les hormones) et les accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux (41% de plus avec les hormones). D\u00e9sormais, on ne recommande plus le traitement de routine avec ces hormones.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les hormones exog\u00e8nes utilis\u00e9es dans la m\u00e9nopause n\u2019ont d\u2019autre pr\u00e9tention que de <em>substituer<\/em> les hormones naturelles. D\u2019autres hormones du m\u00eame type sont utilis\u00e9es comme contraceptifs chez des femmes en \u00e2ge de procr\u00e9er. Elles doivent \u00eatre beaucoup plus puissantes car elles ne pr\u00e9tendent pas substituer les hormones endog\u00e8nes, mais emp\u00eacher leur production naturelle. Elles ont habituellement une puissance six fois sup\u00e9rieure. Cette dose exog\u00e8ne \u00e9lev\u00e9e contenue dans les contraceptifs inhibe l\u2019ovulation et bloque d\u2019autres processus physiologiques normaux.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Les contraceptifs sur la sellette<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Depuis que les hormones exog\u00e8nes utilis\u00e9es dans la m\u00e9nopause sont tomb\u00e9es en disgr\u00e2ce, les \u00e9tudes sur l\u2019appr\u00e9ciation des risques des contraceptifs ont connu un int\u00e9r\u00eat croissant. Cette appr\u00e9ciation est tr\u00e8s importante vu le nombre tr\u00e8s important de femmes \u2014 plus de 100.000.000 \u2014 qui les utilisent habituellement \u00e0 travers le monde. C\u2019est pourquoi une augmentation m\u00eame modeste du risque individuel peut se traduire en des milliers de cas li\u00e9s \u00e0 ces hormones.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Beaucoup d\u2019\u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques ont d\u00e9j\u00e0 associ\u00e9 de fa\u00e7on consistante l\u2019usage de contraceptifs combin\u00e9s (\u0153strog\u00e8nes et progestag\u00e8nes) avec un risque major\u00e9 de cancer du sein. Il est admis depuis des ann\u00e9es qu\u2019il existe un risque plus \u00e9lev\u00e9 de ce type de cancer pour les consommatrices actuelles ou r\u00e9centes. Cet effet s\u2019observait surtout chez des femmes de moins de 35 ans qui avaient commenc\u00e9 \u00e0 prendre des contraceptifs avant l\u2019\u00e2ge de 20 ans et avant la premi\u00e8re grossesse men\u00e9e \u00e0 terme.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Cancer du sein<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Une nouvelle \u00e9tude, publi\u00e9e en d\u00e9cembre 2017 dans <em>The New England Journal of Medicine<\/em> (M\u00f8rch LS, Skovlund CW, Hannaford PC, Iversen L, Fielding S, Lidegaard \u00d8. \u201cContemporary Hormonal Contraception and the Risk of Breast Cancer\u201d. <em>N Engl J Med<\/em> 2017 ; 377:2228-39), a suivi une population immense avec d\u2019excellents crit\u00e8res m\u00e9thodologiques. A mon avis, cette \u00e9tude sera difficilement d\u00e9pass\u00e9e \u00e0 l\u2019avenir par d\u2019autres recherches sur les contraceptifs et le cancer du sein.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">On a suivi de fa\u00e7on prospective presque 1.800.000 femmes de tout le Danemark, des femmes ne souffrant initialement ni de cancer ni de thrombose veineuse (un autre risque certain des contraceptifs), et qui n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 trait\u00e9es pour infertilit\u00e9. Pendant une moyenne de 11 ann\u00e9es de suivi, on a identifi\u00e9 11.517 nouveaux cas de cancer du sein. On a observ\u00e9 20% de cancer du sein suppl\u00e9mentaires en termes relatifs parmi des consommatrices actuelles ou r\u00e9centes de contraceptifs que parmi des non-consommatrices.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Cette augmentation significative du risque augmentait si elles avaient pris des contraceptifs plus longtemps, avec un accroissement relatif du risque de 38% si elles en avaient pris durant 10 ans ou plus. Le risque \u00e9lev\u00e9 de cancer du sein persistait apr\u00e8s avoir cess\u00e9 de prendre la pilule, si elle avait \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e au moins pendant 5 ans. Les contraceptifs les plus r\u00e9cents augmentaient le risque de cancer du sein au m\u00eame titre que les plus anciens. Aucune pr\u00e9paration contraceptive n\u2019\u00e9tait exempte de risque.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">D\u2019autant plus de risques qu\u2019il y a de consommatrices<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Certains secteurs de la communaut\u00e9 scientifique ont r\u00e9agi \u00e0 cette \u00e9tude tr\u00e8s s\u00e9rieuse par des interpr\u00e9tations qui pr\u00e9tendaient se concilier la <em>Big Pharma<\/em> et \u00eatre politiquement correctes, mais qui soul\u00e8vent beaucoup de questions dans une saine perspective de sant\u00e9 publique. On commence par avancer que le risque individuel est petit et que, par exemple, les contraceptifs ne seraient responsables sur base annuelle que d\u2019un nouveau cas de cancer du sein par 7.690 consommatrices. Et l\u2019on en d\u00e9duit que les 7.689 autres ne pr\u00e9senteraient aucun risque individuel malgr\u00e9 le fait de consommer des contraceptifs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Mais cette fa\u00e7on de raisonner est diam\u00e9tralement oppos\u00e9e \u00e0 celle qui est exig\u00e9e en sant\u00e9 publique. Celle-ci demande de regarder toute la population et l\u2019effet <em>\u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la population<\/em> d\u2019un facteur de risque, et pas seulement \u00e0 l\u2019\u00e9chelle individuelle. S\u2019il y a environ 150.000.000 de consommatrices de contraceptifs \u00e0 travers le monde, chaque ann\u00e9e s\u2019additionneraient 20.000 cas nouveaux suppl\u00e9mentaires de cancer du sein dus au seul usage de contraceptifs. Si on applique cela \u00e0 des femmes de plus de 40 ans, comme les risques absolus sont plus grands, le nombre de cas li\u00e9s aux contraceptifs sera encore plus grand.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Raisonner ainsi, c&rsquo;est-\u00e0-dire dans une perspective de population, est la mani\u00e8re correcte de penser, toujours d\u2019application en sant\u00e9 publique. Par exemple, pour l\u2019exposition passive \u00e0 la fum\u00e9e du tabac et le risque de cancer du poumon, il est \u00e9vident que le risque individuel est tr\u00e8s petit, mais comme il y a tant de gens expos\u00e9s \u00e0 la fum\u00e9e d\u2019autrui, on a consid\u00e9r\u00e9 que l\u2019effet \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des populations \u00e9tait tr\u00e8s important. C\u2019est pourquoi on a pris des mesures de sant\u00e9 publique. Pourquoi faudrait-il appliquer d\u2019autres crit\u00e8res quand il s\u2019agit d\u2019un probl\u00e8me d\u2019ordre sexuel ? Les crit\u00e8res habituels ne sont-ils plus valables et nous, les scientifiques, devons-nous nous soumettre servilement au totalitarisme id\u00e9ologique de la r\u00e9volution sexuelle globale ?<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Autres cancers et maladies cardio-vasculaires<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Une autre interpr\u00e9tation partiale consiste \u00e0 dire que, bien qu\u2019il y ait une augmentation du risque de cancer du sein, on peut aussi pr\u00e9venir d\u2019autres cancers. Il est un fait que les contraceptifs r\u00e9duisent beaucoup le risque de cancer de l\u2019ovaire, un peu celui de l\u2019ut\u00e9rus et peut-\u00eatre le cancer colorectal. Mais ils augmentent aussi le cancer du foie et du col de l\u2019ut\u00e9rus (ou de l\u2019anus) par une action synergique avec le virus du papillome humain. Les cancers qui sont produits par les contraceptifs (sein, col de l\u2019ut\u00e9rus) sont ceux qui causent le plus de d\u00e9c\u00e8s de femmes \u00e0 travers le monde (522.000 et 266.000, respectivement). Il ne faut pas oublier non plus le risque major\u00e9 de cancer du foie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La combinaison d\u2019\u0153strog\u00e8nes et de progestag\u00e8nes utilis\u00e9e dans les contraceptifs produit des cancers chez les animaux d\u2019exp\u00e9rience. L\u2019Agence Internationale pour la Recherche sur le Cancer (IARC) conclut que, bien qu\u2019il n\u2019y ait pas de risque associ\u00e9 aux contraceptifs pour les cancers de l\u2019endom\u00e8tre et les cancers colorectaux, et malgr\u00e9 le fait que les contraceptifs pr\u00e9viennent le cancer de l\u2019ovaire, il est certain qu\u2019il existe des preuves suffisantes chez l\u2019\u00eatre humain du caract\u00e8re carcinog\u00e8ne des contraceptifs combin\u00e9s (\u0153strog\u00e8nes-progestag\u00e8nes) et il est d\u00e9finitivement \u00e9tabli qu\u2019ils augmentent le risque de cancer du sein, du col de l\u2019ut\u00e9rus et du foie (c\u2019est pourquoi on les classe comme substance carcinog\u00e8ne du groupe 1).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Avant m\u00eame le cancer, la premi\u00e8re cause de mortalit\u00e9 dans le monde sont les maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde et accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral) dont le nombre augmente clairement (de 60%) avec la prise de contraceptifs. Il ne faut jamais les oublier, car elles ont le plus de poids dans tout bilan de risques et de b\u00e9n\u00e9fices. Curieusement, personne ne semble s\u2019\u00eatre rappel\u00e9 d\u2019elles dans les commentaires \u00e0 l\u2019\u00e9tude publi\u00e9e dans <em>The New England Journal of Medicine<\/em>.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Risque de suicide<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Un mois auparavant, l\u2019<em>American Journal of Psychiatry<\/em> publiait une autre macro-\u00e9tude (Skovlund CW, M\u00f8rch LS, Kessing LV, Lange T, Lidegaard \u00d8. \u201cAssociation of Hormonal Contraception With Suicide Attempts and Suicides\u201d. <em>Am J Psychiatry<\/em> 2017. Nov 17 [epub ahead of print]), \u00e9galement d\u2019un haut niveau de qualit\u00e9 scientifique, bas\u00e9e cette fois sur une population de presque 500.000 femmes suivies pendant plus de 8 ans. Cette \u00e9tude a constat\u00e9 une forte augmentation du risque de suicide (et de tentative de suicide) en lien avec l\u2019usage de contraceptifs. Ces r\u00e9sultats sont coh\u00e9rents avec le risque major\u00e9 (sp\u00e9cialement chez les filles plus jeunes) de survenue d\u2019\u00e9pisodes de d\u00e9pression quand elles s\u2019exposent \u00e0 l\u2019usage de contraceptifs, comme l\u2019a publi\u00e9 le <em>JAMA Psychiatry<\/em> en 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Comme l\u2019indiquent bien les auteurs, une partie de ces effets psychiatriques n\u00e9gatifs peut s\u2019expliquer par la conduite sexuelle de certaines femmes qui ing\u00e8rent des contraceptifs, mais il semble y avoir \u00e9galement un fondement plus biochimique en lien avec l\u2019intense \u00ab bombardement \u00bb externe par les hormones st\u00e9ro\u00efdiennes, qui exercent des effets n\u00e9fastes sur diff\u00e9rentes zones du cortex c\u00e9r\u00e9bral.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Toutes ces d\u00e9couvertes se situent \u00e0 la pointe de la science \u00e9pid\u00e9miologique actuelle. Elles invitent \u00e0 lire \u00e0 nouveau attentivement ce que Paul VI a \u00e9crit courageusement dans <em>Humanae Vitae<\/em>, une encyclique dont on c\u00e9l\u00e9brera le 50\u00e8me anniversaire en 2018. Relire aujourd\u2019hui <em>Humanae Vitae<\/em> \u2014 un document tr\u00e8s bref \u2014 permet de remettre dans leur contexte les alternatives \u00e0 la pilule et la mentalit\u00e9 contraceptive, qui a fait tant de tort. En la relisant, on voit combien la vision de Paul VI en 1968 fut pertinente. En fin de compte, les \u00e9pid\u00e9miologistes danois nous d\u00e9crivent les milliers de d\u00e9c\u00e8s que l\u2019on aurait pu \u00e9viter seulement en suivant les conseils d\u2019<em>Humanae Vitae<\/em>.<\/p>\n<p class=\"pied\">Miguel A. Mart\u00ednez-Gonz\u00e1lez est Professeur de M\u00e9decine Pr\u00e9ventive et de Sant\u00e9 Publique \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Navarre (Espagne). Il est \u00e9galement Professeur adjoint \u00e0 la Harvard TH Chan School of Public Health. Le titre original de l\u2019article est : <em>Dos macroestudios confirman los riesgos de los anticonceptivos hormonales<\/em> (Deux macro-\u00e9tudes confirment les risques des contraceptifs hormonaux). Il a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sur <a href=\"http:\/\/www.aceprensa.com\/articles\/dos-macroestudios-confirman-los-riesgos-de-los-anticonceptivos-hormonales\/\">http:\/\/www.aceprensa.com\/articles\/dos-macroestudios-confirman-los-riesgos-de-los-anticonceptivos-hormonales\/<\/a> o\u00f9 le lecteur trouvera l\u2019ensemble des r\u00e9f\u00e9rences scientifiques de l\u2019article. Ce texte a \u00e9t\u00e9 traduit de l\u2019espagnol par St\u00e9phane Seminckx.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><span class=\"intro\" style=\"background-color: initial\">Une \u00e9tude publi\u00e9e dans <em>The New England Journal of Medicine<\/em> confirme le risque plus \u00e9lev\u00e9 de cancer du sein et d\u2019autres types de cancer pour les femmes qui utilisent des contraceptifs hormonaux. Une autre \u00e9tude, publi\u00e9e dans l\u2019<em>American Journal of Psychiatry<\/em> met ces substances en lien avec l\u2019augmentation du suicide et des tentatives de suicide.<\/span><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5199,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[71,68],"tags":[172],"class_list":["post-2246","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-bioethique","category-mariage-et-famille","tag-contraception"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2246","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2246"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2246\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5199"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2246"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2246"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2246"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}