{"id":2159,"date":"2014-02-17T14:07:00","date_gmt":"2014-02-17T13:07:00","guid":{"rendered":"https:\/\/didoc.be\/comprendre-le-monde-contemporain-3-10\/"},"modified":"2023-11-09T15:49:31","modified_gmt":"2023-11-09T14:49:31","slug":"comprendre-le-monde-contemporain-3-10","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/didoc.be\/fr\/comprendre-le-monde-contemporain-3-10\/","title":{"rendered":"Comprendre le monde contemporain (3\/10)"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>1. La crise de la m\u00e9taphysique et de la th\u00e9ologie<\/h3>\n<p class=\"corpstextedidoc\" style=\"text-align: justify;\">Depuis Platon, la culture classique appelait \u00ab&nbsp;<em>th\u00e9ologie&nbsp;\u00bb<\/em> (du grec <em>Theos<\/em> = Dieu et <em>logos<\/em> = \u00e9tude, raison, connaissance) la <em>Science de Dieu<\/em>. Pour conserver ce titre, la th\u00e9ologie moderne doit suivre une m\u00e9thode rigoureuse et syst\u00e9matique de recherches sur Dieu et ce qui le touche. Elle doit aussi se fonder sur la R\u00e9v\u00e9lation, sur l\u2019exp\u00e9rience religieuse de l\u2019homme et des cultures, et sur les conclusions les plus s\u00fbres de la philosophie (sp\u00e9cialement la m\u00e9taphysique, dont la comp\u00e9tence s\u2019\u00e9tend \u00e0 tout ce qui existe, et donc aussi \u00e0 Dieu, \u00e0 son existence et \u00e0 sa nature). Un travail vital pour la th\u00e9ologie sera d\u2019argumenter la fiabilit\u00e9 de ses sources, comme le font les sciences historiques.<\/p>\n<p class=\"corpstextedidoc\" style=\"text-align: justify;\">Cependant, depuis deux si\u00e8cles, certains voient une opposition entre la foi en Dieu et la science. Ils se demandent si Dieu peut \u00eatre l\u2019objet d\u2019une science moderne. Dans son \u0153uvre \u00ab&nbsp;<em>Auguste Comte et la philosophie positive&nbsp;\u00bb, <\/em>Littr\u00e9 n\u2019attribuait plus le titre de science qu\u2019\u00e0 la science exp\u00e9rimentale ou positive&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;<span style=\"background: white; color: #252525;\">Les sciences, la th\u00e9ologie et la m\u00e9taphysique n\u2019ont point entre elles de nature commune. Cette nature commune n\u2019existe qu\u2019entre la philosophie positive et les sciences \u2026 Nous ne connaissons que la mati\u00e8re et ses forces ou propri\u00e9t\u00e9s&nbsp;; nous ne connaissons ni mati\u00e8re sans propri\u00e9t\u00e9s ou propri\u00e9t\u00e9s sans mati\u00e8re&nbsp;\u00bb<\/span><\/em>.<\/p>\n<h3>2. Un nouveau concept de science<\/h3>\n<p class=\"corpstextedidoc\" style=\"text-align: justify;\">Le rejet du caract\u00e8re scientifique de la m\u00e9taphysique et de la th\u00e9ologie provient de <em>l\u2019empirisme<\/em> de Hobbes et de Hume. Ce dernier estime que, dans notre connaissance, l\u2019exp\u00e9rience sensible pr\u00e9vaut sur de pr\u00e9tendues lois universelles ou naturelles. L\u2019empirisme est lui-m\u00eame une r\u00e9action mod\u00e9rant les exc\u00e8s du <em>rationalisme<\/em> de Descartes et Leibniz, qui tendaient \u00e0 r\u00e9duire la science \u00e0 des lois math\u00e9matiques universelles. Kant admet la vision empiriste pour les sciences th\u00e9oriques, dont la physique est l\u2019arch\u00e9type, mais il postule aussi l\u2019existence de sciences pratiques comme la morale et la religion, o\u00f9 Dieu sert de r\u00e9f\u00e9rence.<\/p>\n<p class=\"corpstextedidoc\" style=\"text-align: justify;\">Les sciences th\u00e9oriques sont appel\u00e9es positives ou exactes et s\u2019occupent des ph\u00e9nom\u00e8nes. Le ph\u00e9nom\u00e8ne en sciences physico-math\u00e9matiques est toute r\u00e9alit\u00e9 capable d\u2019\u00eatre observ\u00e9e sous un aspect mesurable. Une science exacte est ainsi r\u00e9gl\u00e9e par des lois math\u00e9matiques (\u00e9l\u00e9ment rationaliste) confirm\u00e9es par l\u2019exp\u00e9rience (\u00e9l\u00e9ment empiriste)&nbsp;: elle s\u2019abstient des questions m\u00e9taphysiques et finalistes, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019elle se limite \u00e0 \u00e9tudier le <em>comment<\/em> et non le <em>pourquoi<\/em>. L\u2019analyse des causes profondes et substantielles de la mati\u00e8re est le propre de la m\u00e9taphysique (qui signifie <em>au-del\u00e0 de la physique <\/em>), alors que celle des causes secondes est propre \u00e0 la science. La science moderne s\u2019occupe des changements d\u2019ordre mat\u00e9riel, non de la cr\u00e9ation <em>ex nihilo<\/em> au sens propre. Toute cause seconde requiert une cause premi\u00e8re d\u2019ordre m\u00e9taphysique, ontologique. Le refus de ce fondement m\u00e9ta-empirique m\u00e8ne Hume au scepticisme ferm\u00e9 qui exclut de rendre m\u00e9taphysiquement raison de l\u2019\u00eatre des choses.<\/p>\n<p class=\"corpstextedidoc\" style=\"text-align: justify;\">Il existe des sciences dites humaines et historiques, non proprement exactes car l\u2019exp\u00e9rience y est indirecte (t\u00e9moignages, vestiges, documents) ou non r\u00e9p\u00e9table, et qu\u2019elles sont plus ou moins rebelles aux math\u00e9matiques rigoureuses. La th\u00e9ologie peut revendiquer un statut de science similaire, diff\u00e9rent de celui des sciences exactes. Une math\u00e9matisation ou une exp\u00e9rimentation scientifique \u2014&nbsp;au sens empirique moderne, comparable \u00e0 la loi de l\u2019attraction gravitationnelle&nbsp;\u2014 de Dieu ou de son action, est impossible. Bien que l\u2019action de Dieu sur le monde soit n\u00e9cessaire, imm\u00e9diate et efficace, il ne se laisse pas enfermer dans des concepts univoques de type empirique, pr\u00e9cis\u00e9ment parce que Dieu est le Seigneur de la nature, et non pas une de ses modalit\u00e9s, pi\u00e8ces ou aspects de \u00ab&nbsp;fonctionnement&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<h3>3. Sciences \u00ab&nbsp;exactes&nbsp;\u00bb et m\u00e9taphysique<\/h3>\n<p class=\"corpstextedidoc\" style=\"text-align: justify;\">Ainsi, toute tentative de r\u00e9duire la connaissance de Dieu et de son action \u00e0 des causes m\u00e9caniques semble vou\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9chec. Les ambitions contemporaines en ce sens de la <em>Creation Science <\/em>et dans une moindre mesure, de l\u2019<em>Intelligent Design,<\/em> n\u2019ont pas r\u00e9ussi \u00e0 rallier les croyants \u00e0 leur cause. Elles empruntent la voie d\u2019un Dieu constructeur, <em>Grand Horloger ou Architecte<\/em>, qui agit \u00e0 la fa\u00e7on des cr\u00e9atures en ajustant les pi\u00e8ces de sa construction. Dieu y est vu comme une super-cause du m\u00eame ordre que la causalit\u00e9 analys\u00e9e par les sciences positives (voir <a href=\"fr\/papers\/169-y-a-t-il-un-grand-architecte-dans-l-univers\">Y a-t-il un grand architecte dans l\u2019univers&nbsp;?<\/a>). Dieu est la Cause des causes, qui leur donne leur capacit\u00e9 causale intrins\u00e8que. Il r\u00e9pond \u00e0 la question \u00ab&nbsp;quelle est la source de l\u2019\u00eatre et son agir&nbsp;?&nbsp;\u00bb et non pas \u00ab&nbsp;quand et comment commence l\u2019univers&nbsp;?&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p class=\"corpstextedidoc\" style=\"text-align: justify;\">La science empirique \u00e9volue dans une sorte de prison intellectuelle, buttant contre les parois m\u00e9taphysiques de son savoir&nbsp;: les myst\u00e8res de l\u2019\u00eatre, de sa constitution ontologique et de l\u2019origine profonde de ses lois. Certains scientifiques se cassent la t\u00eate sur la formation de notre univers en se posant des questions&nbsp;: peut-on analyser scientifiquement ou m\u00eame esp\u00e9rer trouver un sens \u00e0 ce qui s\u2019est pass\u00e9 lors du <em>Big Bang<\/em>, ou avant cet \u00e9v\u00e9nement, du moins si le temps lui-m\u00eame avait un sens&nbsp;? Peut-on donner une signification scientifique \u00e0 une cr\u00e9ation, spontan\u00e9e ou non, \u00e0 partir de rien, ou \u00e0 un monde \u00e9ternel sans origine&nbsp;? On retrouve ici le probl\u00e8me vertigineux de l\u2019\u00eatre.<\/p>\n<p class=\"corpstextedidoc\" style=\"text-align: justify;\">Toutefois, si la science a ses limites, il est heureux que le scientifique ne manque pas d\u2019ambition&nbsp;: il veut couvrir autant d\u2019objets que possible, et atteindre une connaissance de plus en plus int\u00e9gr\u00e9e, non seulement scientifique. Ainsi, la vocation de tout type de science \u00ab&nbsp;physique&nbsp;\u00bb est de s\u2019approcher asymptotiquement de la m\u00e9taphysique. En fait, l\u2019univers de la connaissance est ouvert, illimit\u00e9 comme le monde copernicien et non fini comme celui de Ptol\u00e9m\u00e9e. Mais les concepts d\u2019infinit\u00e9, \u00e9ternit\u00e9 et toute-puissance sont hors de port\u00e9e exp\u00e9rimentale, si bien que leur usage par la science moderne ne se justifie pas scientifiquement, mais m\u00e9taphysiquement. Certains scientifiques contemporains franchissent le seuil m\u00e9taphysique qu\u2019ils se d\u00e9fendaient de franchir, pour tomber dans des sp\u00e9culations m\u00e9ta-empiriques. Leur science devient comme une religion avec sa foi et ses dogmes. La plupart posent un <em>multiverse<\/em>, une super-machinerie impersonnelle, infinie, \u00e9ternelle, capable de produire tous les univers possibles, \u00e0 laquelle il ne manque que l\u2019intelligence et la bont\u00e9 morale pour rivaliser avec Dieu. En fin de compte, la finitude de l\u2019\u00eatre cr\u00e9\u00e9 est soutenue par l\u2019infini de l\u2019\u00eatre n\u00e9cessaire, sur lequel on retombe toujours.<\/p>\n<h3>4. Dieu et la science<\/h3>\n<p class=\"corpstextedidoc\" style=\"text-align: justify;\">Notre notion de Dieu est une projection m\u00e9ta-empirique, plus ineffable qu\u2019exprimable, plus connue par analogie, \u00e9minence et n\u00e9gation que par affirmation&nbsp;: In-fini, Tout-puissant, Bont\u00e9 absolue,&#8230; Selon le th\u00e9ologien Rudolf Otto, nos exp\u00e9riences personnelles, religieuses ou mystiques de Dieu captent dans le sacr\u00e9 un \u00ab&nbsp;formidable myst\u00e8re&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;fascinant et majestueux&nbsp;\u00bb, m\u00eame lorsque l\u2019on essaie d\u2019\u00e9tablir une relation purement cognitive avec le divin.<\/p>\n<p class=\"corpstextedidoc\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019\u00e9merveillement face au cosmos cr\u00e9\u00e9 par Dieu \u2014&nbsp;attitude caract\u00e9ristique du christianisme&nbsp;\u2014 a permis l\u2019\u00e9closion et l\u2019expansion de la science moderne. Il serait insuffisant de dire que Copernic, Kepler, Descartes, Huygens, Newton et m\u00eame Galil\u00e9e, \u00e9taient des scientifiques chr\u00e9tiens&nbsp;: ils \u00e9taient des scientifiques parce qu\u2019ils \u00e9taient chr\u00e9tiens. Avant le 20<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, les scientifiques \u00e9taient en g\u00e9n\u00e9ral plus religieux que la moyenne de la soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 ils vivaient. Des penseurs scientifiques de premier rang (Euler, Haller, Linnaeus, Amp\u00e8re, Faraday, Kelvin, Maxwell, Pasteur, etc.), \u00e9taient connus comme croyants. Leur science \u00e9tait compatible avec leur foi.<\/p>\n<p class=\"corpstextedidoc\" style=\"text-align: justify;\">Mais d\u00e8s la fin du 18<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, des voix critiques s\u2019\u00e9lev\u00e8rent, d\u2019abord contre le christianisme et ensuite contre la foi en un Dieu personnel. Ces voix \u00e9manaient de philosophes (Hobbes, Hume, <span style=\"background: white; color: black;\">d\u2019Holbach<\/span>, Diderot, Comte, Marx, Nietzsche, etc.) ou de scientifiques de second rang (de la Mettrie, Condorcet, Cabanis, etc.), porteurs d\u2019id\u00e9ologies antireligieuses. Peu \u00e0 peu, l\u2019ind\u00e9pendance du savoir, des d\u00e9couvertes remodelant la vision du monde (d\u00e9bats sur le vitalisme, l\u2019astronomie, le transformisme) et la diffusion d\u2019id\u00e9es antireligieuses, ont aliment\u00e9 le conflit de la science avec les religions et les th\u00e8ses favorables au th\u00e9isme. Laplace et Darwin, non oppos\u00e9s \u00e0 la foi en Dieu, deviennent les figures embl\u00e9matiques de ce courant qui gagne une grande partie de la communaut\u00e9 scientifique, confiant que la science sera capable de r\u00e9pondre \u00e0 toutes les questions et de r\u00e9soudre tous les probl\u00e8mes.<\/p>\n<p class=\"corpstextedidoc\" style=\"text-align: justify;\">Mais ce r\u00eave est de courte dur\u00e9e. Parall\u00e8lement au progr\u00e8s scientifique et technologique du 20<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, les guerres, les d\u00e9couvertes terrifiantes de la physique nucl\u00e9aire et des manipulations g\u00e9n\u00e9tiques, l\u2019id\u00e9ologisation des sciences, les r\u00e9volutions scientifiques (relativit\u00e9, th\u00e9orie quantique), ont conduit \u00e0 un d\u00e9senchantement&nbsp;: la science positive ne peut plus se pr\u00e9senter comme savoir ultime qui sauvera l\u2019homme et lui procurera le paradis, ni se d\u00e9barrasser des questions m\u00e9taphysiques et religieuses.<\/p>\n<p class=\"corpstextedidoc\" style=\"text-align: justify;\">Les <em>philosophies du doute et de l\u2019absurde<\/em> vont marquer profond\u00e9ment ce si\u00e8cle. Cela ne signifie pas pour autant la fin des pr\u00e9tentions \u00e0 l\u2019incompatibilit\u00e9 entre science et religion (ou m\u00e9taphysique). L\u2019id\u00e9ologie ath\u00e9e parascientifique int\u00e8gre de nombreux \u00e9l\u00e9ments de la philosophie du doute et du nihilisme, pour repr\u00e9senter une \u00ab&nbsp;rationalit\u00e9 d\u00e9senchant\u00e9e&nbsp;\u00bb sans renoncer pleinement au messianisme scientifique du 19<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle. Cette vision postmoderniste tend aujourd\u2019hui \u00e0 s\u2019imposer dans le monde de la divulgation et de la recherche scientifique.<\/p>\n<p class=\"corpstextedidoc\" style=\"text-align: justify;\">La science moderne a aussi d\u00e9couvert des indices de compatibilit\u00e9 de ses th\u00e9ories avec un Cr\u00e9ateur puissant et intelligent&nbsp;: l\u2019entropie qui semble universelle, le d\u00e9but de notre univers chiffr\u00e9 \u00e0 13,7 milliards d\u2019ann\u00e9es, des co\u00efncidences \u00e9tonnantes dans ses constantes et ses lois, l\u2019irr\u00e9ductibilit\u00e9 de la conscience intellectuelle humaine, etc. Il ne s\u2019agit pas de preuves math\u00e9matiques de la cr\u00e9ation par Dieu, mais d\u2019indices significatifs, surtout dans un contexte d\u2019hostilit\u00e9 \u00e0 la foi.<\/p>\n<p class=\"corpstextedidoc\" style=\"text-align: justify;\">Il est important de ne pas confondre ces indices de <em>compatibilit\u00e9<\/em> avec la <em>th\u00e9orie du dessein intelligent<\/em>, un courant intellectuel qui n\u2019est pas sans objections, en particulier sur le plan m\u00e9taphysique. De m\u00eame, il convient de distinguer soigneusement entre <em>cr\u00e9ation<\/em> et <em>cr\u00e9ationnisme<\/em>, une ligne apolog\u00e9tique contestable. La th\u00e9ologie catholique a r\u00e9sum\u00e9 en 2004 sa vision rationnelle de la compatibilit\u00e9 entre science et foi en un Dieu Cr\u00e9ateur dans le document <em>\u00ab&nbsp;Communion et service, La personne humaine cr\u00e9\u00e9e \u00e0 l\u2019image de Dieu&nbsp;\u00bb,<\/em> qui rappelle que l\u2019homme est un \u00eatre sp\u00e9cial avec des caract\u00e9ristiques irr\u00e9ductibles \u00e0 la mati\u00e8re&nbsp;: des d\u00e9sirs m\u00e9ta-naturels et des propri\u00e9t\u00e9s spirituelles. Mais l\u2019influence antith\u00e9ologique est aussi tr\u00e8s visible dans les r\u00e9flexions qui s\u2019appuient sur des th\u00e9ories scientifiques moins exactes (\u00e9volution, neurosciences) et qui posent des d\u00e9fis particuli\u00e8rement int\u00e9ressants pour le futur proche.<\/p>\n<p class=\"corpstextedidoc\" style=\"text-align: justify;\">La compatibilit\u00e9 entre la science moderne et la foi ne se trouve pas dans les sciences exactes, mais dans la nature m\u00e9taphysique de la r\u00e9alit\u00e9 analys\u00e9e par ces sciences. Dans les d\u00e9bats actuels sur Dieu et la science, il y a un regain d\u2019int\u00e9r\u00eat pour la th\u00e9ologie naturelle. Cela a parfois conduit \u00e0 des conversions spectaculaires, comme celle de l\u2019ath\u00e9e militant Anthony Flew. Esp\u00e9rons que le d\u00e9bat soit plus serein et constructif qu\u2019il ne l\u2019a \u00e9t\u00e9 par le pass\u00e9.<\/p>\n<p class=\"pied\">Philippe Dalleur est pr\u00eatre, Docteur en Sciences Appliqu\u00e9es et en Philosophie. Il enseigne la philosophie de la biologie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Pontificale de la Sainte Croix.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><span class=\"intro\">\u00ab&nbsp;Dieu et la science&nbsp;\u00bb est le troisi\u00e8me d\u2019une s\u00e9rie de dix articles. Dans ces textes, diff\u00e9rents auteurs tentent une r\u00e9flexion sur les id\u00e9es qui configurent le monde actuel de la philosophie, de la science et de la culture, sur les principes qui orientent aujourd\u2019hui notre mani\u00e8re de voir et d\u2019agir. Ils s\u2019interrogent aussi sur les atouts et les d\u00e9fis du message chr\u00e9tien dans une culture postmoderne.<\/span><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[67,30,66],"tags":[],"class_list":["post-2159","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-foi","category-papers","category-societe"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2159","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2159"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2159\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2159"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2159"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2159"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}