{"id":2112,"date":"2010-04-12T21:31:43","date_gmt":"2010-04-12T19:31:43","guid":{"rendered":"https:\/\/didoc.be\/lavenir-du-celibat-sacerdotal\/"},"modified":"2024-03-12T18:52:15","modified_gmt":"2024-03-12T17:52:15","slug":"lavenir-du-celibat-sacerdotal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/didoc.be\/fr\/lavenir-du-celibat-sacerdotal\/","title":{"rendered":"L\u2019avenir du c\u00e9libat sacerdotal"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, l&rsquo;Eglise a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e \u00e0 de tr\u00e8s graves abus commis par des pr\u00eatres sur des adolescents et des enfants. Parmi d&rsquo;autres r\u00e9actions, ces tristes \u00e9v\u00e9nements ont r\u00e9anim\u00e9 le d\u00e9bat sur la r\u00e8gle du c\u00e9libat obligatoire des pr\u00eatres. Cette loi eccl\u00e9siastique, dit-on, serait cause de ces m\u00e9faits. En outre, elle expliquerait aussi le manque de vocations de pr\u00eatres. L&rsquo;heure de l&rsquo;abolir aurait-elle sonn\u00e9\u00a0? Examinons cette question avec le recul historique n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p align=\"justify\">Au 19 \u00e8me si\u00e8cle s&rsquo;\u00e9leva une importante pol\u00e9mique entre deux c\u00e9l\u00e8bres chercheurs allemands \u00e0 propos de l&rsquo;origine de la r\u00e8gle du c\u00e9libat eccl\u00e9siastique. F. X. Funk argumentait qu&rsquo;elle datait du 4 \u00e8me si\u00e8cle. G. Bickell disait qu&rsquo;elle provenait des Ap\u00f4tres. Le dernier mot fut prononc\u00e9 par Funk et sa th\u00e8se a pr\u00e9valu. Par ailleurs, nombreux sont ceux qui pensent que cette r\u00e8gle du c\u00e9libat, \u00e9tablie au 4 \u00e8me si\u00e8cle, ne fut rendue vraiment obligatoire dans l&rsquo;Eglise latine qu&rsquo;au Moyen Age, au 2 \u00e8me concile de Latran (1139).<\/p>\n<h3>Nouvelles \u00e9tudes historiques<\/h3>\n<p align=\"justify\">La recherche historique des derni\u00e8res d\u00e9cennies permet de reprendre la question \u00e0 nouveaux frais. Plusieurs historiens de diff\u00e9rents pays et \u00e9coles (limitons-nous \u00e0 trois noms\u00a0: A. Stickler, Ch. Cochini et, pour l&rsquo;Eglise orientale, R. Cholij) ont approfondi la th\u00e8se de G. Bickell. On la croyait enterr\u00e9e, mais les recherches r\u00e9centes bousculent les id\u00e9es re\u00e7ues. Nous allons tenter de pr\u00e9senter en quelques lignes une synth\u00e8se des \u00e9tudes les plus r\u00e9centes dans le domaine historique.<\/p>\n<p align=\"justify\">Avant m\u00eame ces \u00e9tudes, il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 \u00e9tabli que le premier t\u00e9moignage \u00e9crit univoque d&rsquo;une obligation de chastet\u00e9 pour le clerg\u00e9 se trouve dans les d\u00e9cisions d&rsquo;un petit concile provincial c\u00e9l\u00e9br\u00e9 \u00e0 Elvira, localit\u00e9 espagnole proche de Grenade, dans les premi\u00e8res ann\u00e9es du 4 \u00e8me si\u00e8cle. Ce concile interdisait aux diacres, pr\u00eatres et \u00e9v\u00eaques d&rsquo;avoir des relations sexuelles avec leurs \u00e9pouses, sous peine d&rsquo;expulsion de l&rsquo;\u00e9tat cl\u00e9rical. Comment un obscur concile provincial aurait-il pu pr\u00e9tendre imposer <em>ex novo <\/em>une loi sur un sujet si sensible, avec effets r\u00e9troactifs et assortie d&rsquo;une si lourde peine\u00a0?<\/p>\n<p align=\"justify\">Deux interventions du Pape Sirice (385 et 386) et les canons du concile provincial de Carthage de l&rsquo;an 390 rappellent la m\u00eame discipline que le concile d&rsquo;Elvira. Ils en donnent le motif, \u00e0 savoir que cette loi de la continence du clerg\u00e9 n&rsquo;est pas une nouveaut\u00e9 mais une tradition orale qui vient des Ap\u00f4tres. En Orient, nous avons les t\u00e9moignages clairs d&rsquo;Epiphane de Salamine et de saint J\u00e9r\u00f4me qui en appellent aussi \u00e0 la tradition apostolique pour cette praxis. En m\u00eame temps, ces d\u00e9cisions et t\u00e9moignages nous confirment que cette tradition ne fait pas r\u00e9f\u00e9rence seulement au c\u00e9libat mais aussi et surtout \u00e0 la continence, parce que les clercs de l&rsquo;\u00e9poque \u00e9taient g\u00e9n\u00e9ralement mari\u00e9s. De nombreuses interventions des autorit\u00e9s eccl\u00e9siastiques de cette p\u00e9riode visent \u00e0 rappeler l&rsquo;importance de maintenir les \u00e9pouses des \u00e9v\u00eaques, pr\u00eatres et diacres dans des logements diff\u00e9rents de ceux de leurs maris. La r\u00e9p\u00e9tition fr\u00e9quente de ces rappels montre que la continence n&rsquo;\u00e9tait pas facile \u00e0 observer (m\u00eame si cet engagement \u00e9tait toujours pris, bien entendu, avec le consentement des \u00e9pouses).<\/p>\n<p align=\"justify\">En conclusion\u00a0: il existe des preuves qu&rsquo;\u00e0 Rome, en Espagne, en Gaule (concile d&rsquo;Arles, en 314), en Afrique, en Orient, les Eglises co\u00efncident dans la m\u00eame discipline du c\u00e9libat et de la continence, et que toutes expriment ou \u00e9voquent leur conscience de vivre une tradition qui vient des Ap\u00f4tres.<\/p>\n<p align=\"justify\">On comprend mieux ainsi que les objections souvent soulev\u00e9es contre l&rsquo;origine apostolique du c\u00e9libat, qui \u00e9taient bas\u00e9es sur certains textes du Nouveau Testament, peuvent \u00eatre surmont\u00e9es. Pierre, en effet, \u00e9tait mari\u00e9 (et peut-\u00eatre aussi d&rsquo;autres Ap\u00f4tres). Mais comme les \u00e9vangiles le laissent entendre, il avait quitt\u00e9 son \u00e9pouse (cf. <em>Lc <\/em>18, 28-30). Paul avait conseill\u00e9 \u00e0 Timoth\u00e9e et \u00e0 Tite d&rsquo;ordonner des \u00e9v\u00eaques et des pr\u00eatres mari\u00e9s une seule fois, sans doute parce qu&rsquo;un homme deux ou plusieurs fois mari\u00e9 n&rsquo;offrait pas des garanties suffisantes de bien pouvoir vivre la continence.<\/p>\n<p align=\"justify\">De nombreux papes, conciles, P\u00e8res de l&rsquo;Eglise et autres auteurs t\u00e9moignent \u00e0 partir du 5 \u00e8me si\u00e8cle de la continuit\u00e9 de la discipline du c\u00e9libat-continence pour les \u00e9v\u00eaques, les pr\u00eatres et les diacres. Pourquoi beaucoup pensent-ils alors, encore aujourd&rsquo;hui, que la discipline du c\u00e9libat n&rsquo;est d\u00e9finitivement \u00e9tablie qu&rsquo;au Moyen Age\u00a0? Cette confusion vient du fait que le 2 \u00e8me Concile de Latran (1139) frappe de nullit\u00e9 les mariages de pr\u00eatres consid\u00e9r\u00e9s jusqu&rsquo;alors comme valides mais illicites.<\/p>\n<h3>Le cas des Eglises orientales<\/h3>\n<p align=\"justify\">Les Eglises orientales, de leur c\u00f4t\u00e9, ont suivi une praxis diff\u00e9rente. Les pr\u00eatres et les diacres ne sont oblig\u00e9s ni au c\u00e9libat ni \u00e0 la continence. La seule restriction qu&rsquo;on leur impose est celle de ne pas se (re)marier une fois ordonn\u00e9s. Par contre, les \u00e9v\u00eaques doivent toujours \u00eatre et demeurer c\u00e9libataires. Cette praxis \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e par eux comme une tradition apostolique. Ce serait l&rsquo;Eglise latine qui aurait pris, \u00e0 un certain moment de son histoire, un pli rigoriste, en s&rsquo;\u00e9loignant de la tradition des Ap\u00f4tres. Mais cela ne semble pas exact.<\/p>\n<p align=\"justify\">L&rsquo;origine des diff\u00e9rences avec l&rsquo;Eglise latine \u00e0 propos du c\u00e9libat et de la continence des pr\u00eatres et diacres remonte au 7 \u00e8me si\u00e8cle. A cette \u00e9poque, pour des raisons de nature diverse (une discipline moins uniforme que dans l&rsquo;Eglise latine, une situation politique particuli\u00e8rement difficile suite \u00e0 la pression militaire de l&rsquo;islam, des interventions imp\u00e9riales dans les affaires eccl\u00e9siastiques), l&rsquo;Orient d\u00e9cide au concile Quinisexte (691) de changer la r\u00e8gle du c\u00e9libat-continence. Les p\u00e8res conciliaires pensent trouver un appui pour leurs th\u00e8ses dans les canons du concile de Carthage (390). Ils font une mauvaise traduction-interpr\u00e9tation de ce texte latin (qui, comme nous l&rsquo;avons vu, pr\u00f4nait le c\u00e9libat-continence des clercs) et consid\u00e8rent la question comme r\u00e9solue.<\/p>\n<p align=\"justify\">Reconna\u00eetre qu&rsquo;elle avait fait mauvaise usage du concile de Carthage prendra quelques si\u00e8cles \u00e0 l&rsquo;Eglise orientale. La discipline sur le c\u00e9libat ne reviendra jamais en arri\u00e8re. Pour maintenir leur position, les Orientaux affirment qu&rsquo;en tout cas, leur concile Quinisexte avait l&rsquo;autorit\u00e9 n\u00e9cessaire pour introduire ces changements. Sur cette derni\u00e8re affirmation, l&rsquo;histoire seule ne peut trancher. Le fait qu&rsquo;une praxis historique remonte aux Ap\u00f4tres ne veut pas n\u00e9cessairement dire qu&rsquo;elle ne peut pas \u00eatre chang\u00e9e. Il faudrait voir s&rsquo;il y a aussi des raisons th\u00e9ologiques pour le maintien de cette praxis, en l&rsquo;occurrence, si on peut \u00e9tablir un lien intrins\u00e8que entre le sacrement de l&rsquo;Ordre et le c\u00e9libat.<\/p>\n<h3>Des raisons th\u00e9ologiques pour le c\u00e9libat<\/h3>\n<p align=\"justify\">Le th\u00e9ologien fran\u00e7ais L. Touze a \u00e9tudi\u00e9 cette question. Il vient de nous livrer ses conclusions, qui sont nuanc\u00e9es ( <em>L&rsquo;avenir du c\u00e9libat sacerdotal et sa logique sacramentelle <\/em>, Paris 2009). Il ressort des investigations de l&rsquo;auteur que, s&rsquo;appuyant sur l&rsquo;Ecriture et les \u00e9bauches d&rsquo;explication fournies par les P\u00e8res de l&rsquo;Eglise, le Magist\u00e8re et la th\u00e9ologie s&rsquo;accordent actuellement pour chercher \u00e0 mieux fonder le c\u00e9libat sacerdotal. Sa justification profonde ne r\u00e9side pas dans une exigence de puret\u00e9 rituelle, ni dans des raisons d&rsquo;ordre asc\u00e9tique et pratique, mais tiendrait \u00e0 la nature m\u00eame du sacrement de l&rsquo;Ordre.<\/p>\n<p align=\"justify\">Beno\u00eet XVI a synth\u00e9tis\u00e9 ainsi la r\u00e9flexion actuelle de l&rsquo;Eglise\u00a0: le c\u00e9libat des pr\u00eatres trouve sa raison d&rsquo;\u00eatre dans le c\u00e9libat de J\u00e9sus-Christ, qui a fait un don sponsal de lui-m\u00eame \u00e0 l&rsquo;Eglise dans l&rsquo;\u00e9tat de virginit\u00e9. Le pr\u00eatre, conform\u00e9 de fa\u00e7on particuli\u00e8re avec le Christ par le sacrement de l&rsquo;Ordre, doit lui aussi s&rsquo;ouvrir \u00e0 l&rsquo;offrande virginale de lui-m\u00eame, \u00e0 la mission v\u00e9cue jusqu&rsquo;au sacrifice de la Croix , au don total et exclusif au Christ et \u00e0 l&rsquo;Eglise (cf. exhortation apostolique post-synodale <em>Sacramentum Caritatis <\/em>, 24).<\/p>\n<h3>C\u00e9libat et abus sexuels<\/h3>\n<p align=\"justify\">La crise des abus sexuels de pr\u00eatres aura-t-elle une influence sur la discipline du c\u00e9libat\u00a0? Les donn\u00e9es statistiques montrent que c&rsquo;est dans l&rsquo;entourage familial, plus ou moins \u00e9tendu, qu&rsquo;ont lieu entre 80 et 90% des cas d&rsquo;abus sexuel. Cette simple donn\u00e9e d\u00e9montre que le c\u00e9libat n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec la p\u00e9dophilie. En outre, l&rsquo;\u00e9crasante majorit\u00e9 de ces abus ont eu lieu il y a 30 \u00e0 50 ans. Cette consid\u00e9ration, unie au fait que la plupart des victimes \u00e9taient des adolescent(e)s plut\u00f4t que des enfants, fait penser qu&rsquo;il faut aller chercher la cause principale de cette crise dans la permissivit\u00e9 homo- et h\u00e9t\u00e9rosexuelle des ann\u00e9es 60-70 et dans son influence sur les milieux eccl\u00e9siastiques, en particulier certains s\u00e9minaires.<\/p>\n<p align=\"justify\">Il est donc difficile de penser que le c\u00e9libat des pr\u00eatres, qui remonte aux Ap\u00f4tres et s&rsquo;appuie sur des raisons th\u00e9ologiques s\u00e9rieuses, puisse \u00eatre \u00e9branl\u00e9 par des circonstances qui, m\u00eame si elles sont d&rsquo;une extr\u00eame gravit\u00e9, n&rsquo;ont pas de rapport direct avec lui.<\/p>\n<p align=\"justify\">En parlant de l&rsquo;\u00e9volution dogmatique, Newman \u00e9crivait\u00a0: \u00ab\u00a0aucune doctrine ne para\u00eet achev\u00e9e d\u00e8s sa naissance et il n&rsquo;en est aucune que les recherches de la foi ou les attaques de l&rsquo;h\u00e9r\u00e9sie ne contribuent pas \u00e0 d\u00e9velopper.\u00a0\u00bb Il est l\u00e9gitime de penser que quelque chose d&rsquo;analogue arrive dans l&rsquo;Eglise avec la r\u00e8gle du c\u00e9libat des pr\u00eatres.<\/p>\n<p align=\"justify\">En conclusion, cette derni\u00e8re nous semble aujourd&rsquo;hui constituer davantage qu&rsquo;une v\u00e9n\u00e9rable loi eccl\u00e9siastique\u00a0: elle s&rsquo;est affirm\u00e9e dans l&rsquo;Eglise sur le fondement de la tradition de continence qui vient des Ap\u00f4tres. En outre, au cours des si\u00e8cles, ont surgit avec une clart\u00e9 croissante des raisons th\u00e9ologiques qui la soutiennent. Il n&rsquo;y a donc pas de motifs pour penser que cette tradition ne continuera pas \u00e0 se d\u00e9velopper dans l&rsquo;Eglise, chaque fois plus profond\u00e9ment, malgr\u00e9 \u2014voire gr\u00e2ce\u2014 aux difficult\u00e9s qu&rsquo;elle trouve sur son chemin.<\/p>\n<p align=\"justify\">Bibliographie:<\/p>\n<ul>\n<li>Christian Cochini SJ, <em>Les origines apostoliques du c\u00e9libat sacerdotal<\/em>, Ed. Ad Solem, Gen\u00e8ve, 2006<\/li>\n<li>Laurent Touze, <em>L&rsquo;avenir du c\u00e9libat sacerdotal et sa logique sacramentelle<\/em>, Ed. Parole et Silence\/Lethielleux, Paris, 2009<\/li>\n<li>Roman Cholij, <em>Clerical Celibacy in East and West<\/em>, Fowler Wright Books, Leominster, 1988<\/li>\n<li>Alfons M. Stickler, <em>Il celibato ecclesiastico. La sua storia ed i suoi fondamenti teologici<\/em>, dans <em>Ius Ecclesiae<\/em>, vol V, n. 1, 1993<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"font-size: x-small\"><em>Emmanuel Cabello est pr\u00eatre, Docteur en Sciences de l&rsquo;Education et en Th\u00e9ologie<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l\u2019occasion des scandales r\u00e9cents, cet article expose les raisons qui fondent le c\u00e9libat des pr\u00eatres dans l\u2019Eglise catholique.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5604,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[70],"tags":[],"class_list":["post-2112","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-eglise"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2112","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2112"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2112\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5604"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2112"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2112"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2112"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}