{"id":2051,"date":"2011-07-17T22:10:11","date_gmt":"2011-07-17T20:10:11","guid":{"rendered":"https:\/\/didoc.be\/euthanasie-et-don-dorganes-en-belgique\/"},"modified":"2023-11-09T15:49:19","modified_gmt":"2023-11-09T14:49:19","slug":"euthanasie-et-don-dorganes-en-belgique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/didoc.be\/fr\/euthanasie-et-don-dorganes-en-belgique\/","title":{"rendered":"Euthanasie et don d\u2019organes en Belgique"},"content":{"rendered":"<h3>&nbsp;<\/h3>\n<h3>Le cas de la Belgique<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">La t\u00e2che complexe de v\u00e9rifier la compatibilit\u00e9 entre donneurs et receveurs en Belgique \u2014&nbsp;o\u00f9 l\u2019euthanasie a \u00e9t\u00e9 l\u00e9galis\u00e9e en 2002&nbsp;\u2014 est prise en charge par un organisme appel\u00e9 <em>Eurotransplant<\/em>. En 2008, son comit\u00e9 d\u2019\u00e9thique a d\u00e9clar\u00e9 que le pr\u00e9l\u00e8vement d\u2019organes sur des patients euthanasi\u00e9s \u00e9tait moralement acceptable, pour autant que l\u2019on veille au respect de certains protocoles. Cette d\u00e9marche n\u2019avait pas beaucoup retenu l\u2019attention \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Les crit\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s dans le rapport annuel d\u2019<em>Eurotransplant<\/em> pour 2008.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l\u2019utilisation d\u2019organes issus de patients euthanasi\u00e9s reste peu fr\u00e9quente, elle existe bel et bien. La semaine derni\u00e8re&nbsp;(l\u2019article est dat\u00e9 du 17 juin 2011), l\u2019\u00e9quipe dirig\u00e9e par Dirk Van Raemdonck des cliniques universitaires de Leuven faisait savoir par communiqu\u00e9 de presse que des greffes de poumons pr\u00e9lev\u00e9s sur quatre patients euthanasi\u00e9s avaient \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es avec succ\u00e8s entre 2007 et 2009.<\/p>\n<p>Depuis 2009, trois autres personnes euthanasi\u00e9es ont fait don de leurs organes, signale le docteur Dirk Ysebaert, de l\u2019h\u00f4pital universitaire d\u2019Anvers, dans un courriel adress\u00e9 \u00e0 <em>MercatorNet<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans leurs publications scientifiques, les chirurgiens belges expriment leur espoir que l\u2019euthanasie augmentera le nombre d\u2019organes disponibles. Dans un article paru en 2009 dans la revue <em>Transplantation Proceedings<\/em>, le docteur Ysebaert et son \u00e9quipe \u00e9crivaient&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Le potentiel en Belgique (et aux Pays-Bas) pourrait \u00eatre consid\u00e9rable. Selon la Commission f\u00e9d\u00e9rale d\u2019\u00e9valuation et de contr\u00f4le de l\u2019euthanasie en Belgique, le pourcentage de patients souffrant d\u2019une maladie neurologique d\u00e9bilitante et dont la demande d\u2019euthanasie avait \u00e9t\u00e9 accept\u00e9e s\u2019\u00e9levait entre 5 % et 9,5 % de tous les cas d\u2019euthanasie entre 2003 et 2005.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la communication la plus r\u00e9cente sur ce th\u00e8me, un article publi\u00e9 dans la revue <em>Applied Cardiopulmonary Pathophysiology<\/em>, le docteur Van Raemdonck et ses confr\u00e8res font observer que les poumons de patients euthanasi\u00e9s sont de qualit\u00e9 sup\u00e9rieure \u00e0 ceux pr\u00e9lev\u00e9s sur des donneurs en \u00e9tat de mort c\u00e9r\u00e9brale ou apr\u00e8s mort cardiaque&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Contrairement \u00e0 ces donneurs, les personnes euthanasi\u00e9es ne connaissent pas de phase d\u2019agonie avant l\u2019arr\u00eat circulatoire, comme c\u2019est le cas pour les donneurs qui meurent d\u2019hypox\u00e9mie ou suite \u00e0 un choc cardiog\u00e9nique ou hypovol\u00e9mique.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par ailleurs, les m\u00e9decins belges estiment que tout le monde sortirait gagnant de cette pratique. Dans une lettre envoy\u00e9e \u00e0 une autre revue, celle de la <em>European Society<\/em><em> for Organ Transplantation<\/em>, plusieurs m\u00e9decins relatent le cas d\u2019une femme souffrant du syndrome de <em>locked in<\/em> qui a \u00e9t\u00e9 euthanasi\u00e9e et qui acceptait de faire don de ses organes. Et de conclure avec optimisme&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Cette possibilit\u00e9 pourrait faire augmenter le nombre d\u2019organes transplantables, tout en procurant un certain r\u00e9confort au donneur et \u00e0 sa famille, sachant que la mort du patient apporterait une aide \u00e0 d\u2019autres personnes en attente d\u2019un organe.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le nombre officiel d\u2019euthanasies pratiqu\u00e9es en Belgique cro\u00eet d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e. En 2008, la derni\u00e8re ann\u00e9e pour laquelle on dispose de donn\u00e9es officielles, ce nombre s\u2019\u00e9levait \u00e0 705. Toutefois, dans la plupart des cas, les organes des patients euthanasi\u00e9s ne conviennent pas pour la transplantation. En effet, plus de 80 % d\u2019entre eux ont un cancer. En revanche, les organes de patients souffrant d\u2019une maladie neuromusculaire ou de troubles psychologiques peuvent convenir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des quatre greffes de poumons effectu\u00e9es par le docteur Van Raemdonck, trois ont \u00e9t\u00e9 pratiqu\u00e9es avec des organes pr\u00e9lev\u00e9s sur des personnes souffrant <em>\u00ab&nbsp;d\u2019une maladie b\u00e9nigne d\u00e9bilitante comme un trouble neurologique ou musculaire&nbsp;\u00bb<\/em>. Le quatri\u00e8me donneur n\u2019avait aucune maladie physique, mais un <em>\u00ab&nbsp;trouble mental insupportable&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les m\u00e9decins impliqu\u00e9s dans le pr\u00e9l\u00e8vement d\u2019organes apr\u00e8s euthanasie tiennent \u00e0 souligner qu\u2019ils suivent \u00e0 la lettre la loi belge sur l\u2019euthanasie, ainsi que les directives d\u2019<em>Eurotransplant<\/em>. Ils insistent tout particuli\u00e8rement sur l\u2019absence de lien entre la demande d\u2019euthanasie et le besoin d\u2019organes. Pour eux, les insinuations selon lesquelles ils tueraient des patients pour utiliser leurs organes sont le fruit d\u2019une imagination macabre. <em>\u00ab&nbsp;Pour tirer les choses au clair sur un aspect qui n\u2019est pas assez soulign\u00e9 dans la presse grand public&nbsp;: ces patients ont eux-m\u00eames demand\u00e9 explicitement de donner leurs organes dans la mesure du possible, <\/em>raconte le docteur Ysebaert \u00e0 <em>Mercatornet. La demande n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e par une tierce partie. De m\u00eame, la possibilit\u00e9 du don d\u2019organes a toujours \u00e9t\u00e9 discut\u00e9e apr\u00e8s l\u2019acceptation de la demande d\u2019euthanasie.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien que la synergie entre le souhait de mourir d\u2019un patient et le besoin d\u2019organe d\u2019un autre patient puisse \u00eatre troublante, ces affaires n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 conclues dans les recoins d\u2019un obscur sous-sol d\u2019h\u00f4pital. Les m\u00e9decins concern\u00e9s ont publi\u00e9 plusieurs communications dans des revues sp\u00e9cialis\u00e9es. Il n\u2019emp\u00eache que cette nouvelle n\u2019a pas trouv\u00e9 de v\u00e9ritable \u00e9cho en dehors de la Belgique. Un sp\u00e9cialiste britannique des transplantations affirmait n\u2019en avoir jamais entendu parler.<\/p>\n<h3>Probl\u00e8mes \u00e9thiques<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">La mise au jour de ces pratiques doit soulever aujourd\u2019hui un grand nombre de points d\u2019interrogation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 commencer par la question de la transparence. Un document publi\u00e9 sur le site web d\u2019<em>Eurotrasplant<\/em>, <em>\u00ab&nbsp;Current ethical considerations in organ transplantation&nbsp;\u00bb<\/em> (Consid\u00e9rations \u00e9thiques actuelles concernant les greffes d\u2019organes), n\u2019aborde pas le th\u00e8me du pr\u00e9l\u00e8vement d\u2019organes apr\u00e8s euthanasie. Doit-on en conclure que cela ne pose pas probl\u00e8me sur le plan \u00e9thique&nbsp;? <em>Eurotransplant<\/em> d\u00e9clare que la \u00ab&nbsp;transparence&nbsp;\u00bb est un de ses principes phares. Or, dans son rapport annuel 2010, on ne trouve nulle part le mot \u00ab&nbsp;euthanasie&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On ne sait pas exactement combien de fois des dons d\u2019organes ont \u00e9t\u00e9 faits \u00e0 partir de patients euthanasi\u00e9s. Dans son rapport annuel, <em>Eurotransplant<\/em> classe l\u2019euthanasie parmi les \u00ab&nbsp;autres causes de mort&nbsp;\u00bb au lieu de la mettre en exergue comme une question rev\u00eatant un int\u00e9r\u00eat public particulier. Le docteur Michael A. Bos, pr\u00e9sident du comit\u00e9 d\u2019\u00e9thique d\u2019<em>Eurotransplant<\/em>, signale dans un courriel envoy\u00e9 \u00e0 <em>MercatorNet<\/em> que <em>\u00ab&nbsp;la responsabilit\u00e9 en mati\u00e8re de transparence incombe aux centres de transplantation belges&nbsp;\u00bb<\/em> et non \u00e0 <em>Eurotransplant<\/em>. Mais la publication dans des revues acad\u00e9miques est-elle suffisante&nbsp;? Y a-t-il d\u2019autres cas qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 consign\u00e9s par \u00e9crit&nbsp;?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les m\u00e9decins belges ne sont pas r\u00e9put\u00e9s pour leur transparence en mati\u00e8re de compte rendu des cas d\u2019euthanasie et l\u2019on peut donc difficilement exclure cette possibilit\u00e9. Selon une \u00e9tude publi\u00e9e dans le <em>British Medical Journal<\/em> l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, seule la moiti\u00e9 de tous les cas belges d\u2019euthanasie font l\u2019objet d\u2019un rapport.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La qualit\u00e9 du consentement \u00e9clair\u00e9 est un autre probl\u00e8me. La loi belge sp\u00e9cifie qu\u2019une demande d\u2019euthanasie doit \u00eatre trait\u00e9e par deux m\u00e9decins apr\u00e8s consultation d\u2019un troisi\u00e8me m\u00e9decin et qu\u2019il doit s\u2019\u00e9couler un mois entre la demande et la mort. Dans le jargon de l\u2019euthanasie, la demande doit \u00eatre \u00ab&nbsp;actuelle, volontaire, m\u00fbrement r\u00e9fl\u00e9chie, r\u00e9p\u00e9t\u00e9e et \u00e9crite.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, la simple possibilit\u00e9 de transcender la perte de dignit\u00e9, le d\u00e9sespoir ou la d\u00e9pendance en faisant don de ses organes vitaux pourrait intensifier le d\u00e9sir d\u2019euthanasie chez certaines personnes. Comme les m\u00e9decins le sugg\u00e8rent eux-m\u00eames, cela pourrait donner un sens \u00e0 des vies d\u00e9pourvues de \u00ab&nbsp;qualit\u00e9 de vie&nbsp;\u00bb. Et ce n\u2019est pas uniquement un ph\u00e9nom\u00e8ne belge. Plus t\u00f4t cette ann\u00e9e, un prisonnier condamn\u00e9 \u00e0 mort dans l\u2019Oregon a \u00e9crit un article d\u2019opinion dans le <em>New York Times<\/em> en manifestant son souhait de faire don de ses organes apr\u00e8s son ex\u00e9cution&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;En faisant don de tous mes organes aujourd\u2019hui, je pourrais satisfaire pr\u00e8s d\u20191 % de la liste d\u2019attente dans mon \u00c9tat. J\u2019ai 37 ans et je suis en bonne sant\u00e9. Jeter mes organes apr\u00e8s mon ex\u00e9cution serait tout bonnement du gaspillage.&nbsp;\u00bb <\/em>Et d\u2019affirmer que la moiti\u00e9 de ses compagnons du \u00ab&nbsp;couloir de la mort&nbsp;\u00bb seraient dispos\u00e9s \u00e0 faire de m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En pr\u00e9sentant le don d\u2019organes comme le \u00ab&nbsp;don de la vie&nbsp;\u00bb, cet ultime acte d\u2019altruisme pourrait devenir irr\u00e9sistible pour certaines personnes pensant que leur existence est sans valeur. Et, une fois qu\u2019une personne s\u2019est port\u00e9e volontaire pour donner ses organes sains, quelle est la probabilit\u00e9 de trouver un m\u00e9decin belge pr\u00eat \u00e0 l\u2019en dissuader&nbsp;? Le docteur Ysebaert et son \u00e9quipe ont synth\u00e9tis\u00e9 leur philosophie dans un article de 2009&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Peut-on refuser une demande de faire don de ses organes apr\u00e8s une euthanasie si le patient en manifeste express\u00e9ment le souhait&nbsp;?&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De fa\u00e7on surprenante, malgr\u00e9 l\u2019intensification du d\u00e9bat sur l\u2019euthanasie et le suicide assist\u00e9 aux \u00c9tats-Unis, au Royaume-Uni et en Australie, l\u2019exp\u00e9rience belge n\u2019a pas retenu l\u2019attention.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le docteur Peter Saunders, de l\u2019association britannique <em>Care Not Killing<\/em>, d\u00e9tracteur de l\u2019euthanasie (et collaborateur de <em>MercatorNet<\/em>), a \u00e9t\u00e9 choqu\u00e9 en apprenant la nouvelle. Son blog a \u00e9t\u00e9 cit\u00e9 par le journal londonien <em>The Telegraph<\/em> : <em>\u00ab&nbsp;J\u2019ai \u00e9t\u00e9 abasourdi par la nonchalance avec laquelle cette question \u00e9tait trait\u00e9e, comme si tuer des patients pour ensuite pr\u00e9lever leurs organes \u00e9tait la chose la plus naturelle du monde\u2026 La fa\u00e7on prosa\u00efque dont le processus de pr\u00e9l\u00e8vement est d\u00e9crit dans l\u2019article donne particuli\u00e8rement froid dans le dos et montre le degr\u00e9 de collaboration n\u00e9cessaire entre l\u2019\u00e9quipe d\u2019euthanasie et les chirurgiens de la transplantation \u2014 amenez-les dans la salle d\u2019op\u00e9ration d\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9, tuez-les et conduisez-les ici pour qu\u2019on pr\u00e9l\u00e8ve leurs organes. Tout cela le m\u00eame jour, dans cette bonne vieille Belgique.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Eurotransplant<\/em> a condamn\u00e9 la pratique chinoise de recours \u00e0 des organes de prisonniers ex\u00e9cut\u00e9s&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;L\u2019exploitation commerciale d\u2019organes pr\u00e9lev\u00e9s sur des d\u00e9tenus ex\u00e9cut\u00e9s est consid\u00e9r\u00e9e comme une violation des droits de l\u2019homme et une pratique inacceptable\u2026 Tout acte risquant de jeter le discr\u00e9dit sur les activit\u00e9s de transplantation est \u00e0 d\u00e9plorer.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Est-ce que l\u2019emploi d\u2019organes pr\u00e9lev\u00e9s sur une personne souffrant d\u2019une maladie mentale et pensant que sa vie ne vaut plus la peine d\u2019\u00eatre v\u00e9cue ne jette pas le discr\u00e9dit sur les activit\u00e9s de transplantation&nbsp;? Ne cherche-t-on pas la paille, sans voir la poutre&nbsp;?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"pied\" style=\"font-size: x-small; font-style: italic;\">Michael Cook est le r\u00e9dacteur en chef de MercatorNet. Cet article a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sur ce site sous le titre \u00ab&nbsp;Des chirurgiens belges voient d\u2019un bon \u0153il les dons d\u2019organes en provenance de patients euthanasi\u00e9s&nbsp;\u00bb. Les intertitres sont de notre r\u00e9daction. Source&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.mercatornet.com\/articles\/view\/belgian_surgeons_welcome_euthanasia_organs\/\">http:\/\/www.mercatornet.com\/articles\/view\/belgian_surgeons_welcome_euthanasia_organs\/<\/a>. Il a \u00e9t\u00e9 traduit en fran\u00e7ais par Pierre Lambert.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span class=\"intro\" style=\"color: #999999;\">On dit que, pour certains patients, le fait de donner des organes vitaux rend du sens \u00e0 leur vie. <\/span><span class=\"intro\">Si vous devez subir une transplantation d\u2019organe en Belgique, il y a une petite chance que vous deviez la vie sauve \u00e0 une personne morte par euthanasie.<\/span><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[71,30],"tags":[],"class_list":["post-2051","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bioethique","category-papers"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2051","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2051"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2051\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2051"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2051"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2051"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}