{"id":2048,"date":"2011-08-08T22:07:24","date_gmt":"2011-08-08T20:07:24","guid":{"rendered":"https:\/\/didoc.be\/faut-il-refuser-le-diagnostic-prenatal\/"},"modified":"2023-11-09T15:49:19","modified_gmt":"2023-11-09T14:49:19","slug":"faut-il-refuser-le-diagnostic-prenatal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/didoc.be\/fr\/faut-il-refuser-le-diagnostic-prenatal\/","title":{"rendered":"Faut-il refuser le diagnostic pr\u00e9natal ?"},"content":{"rendered":"","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Aujourd\u2019hui, dans nos contr\u00e9es, toutes les femmes enceintes sont invit\u00e9es \u00e0 r\u00e9aliser certains tests de diagnostic pr\u00e9natal.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"right\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cet article les \u00e9claire sur le principe-m\u00eame de ce diagnostic et sur sa signification morale. Dans une note finale, nous \u00e9voquons les enjeux moraux des modalit\u00e9s pratiques du diagnostic pr\u00e9natal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En mati\u00e8re de m\u00e9decine f\u0153tale, il existe un point o\u00f9 le discernement moral requis par les couples qui attendent un enfant est singuli\u00e8rement d\u00e9licat \u00e0 op\u00e9rer&nbsp;: la l\u00e9gitimit\u00e9 de recourir ou non au diagnostic pr\u00e9natal (DPN) dans le but de conna\u00eetre l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 de leur b\u00e9b\u00e9. On entend ainsi souvent des objections de la sorte&nbsp;: en cas de mauvais r\u00e9sultat, le DPN ne d\u00e9bouche-t-il pas massivement sur l\u2019\u00e9limination de l\u2019enfant \u00e0 na\u00eetre&nbsp;? Si nous sommes vraiment respectueux de la dignit\u00e9 de l\u2019enfant \u00e0 na\u00eetre, ne devons-nous donc pas en condamner le principe&nbsp;? Les parents d\u00e9sireux de ne rien faire qui puisse nuire \u00e0 leur b\u00e9b\u00e9 doivent-ils refuser d\u2019y recourir&nbsp;?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour de nombreuses personnes attach\u00e9es au respect de la vie de l\u2019enfant \u00e0 na\u00eetre, il est ind\u00e9niable que le DPN a tr\u00e8s mauvaise presse, du fait du lien quasi absolu qui existe entre, d\u2019une part, les techniques de d\u00e9pistage et diagnostic ant\u00e9natals proprement dites (\u00e9chographie f\u0153tale, marqueurs s\u00e9riques maternels, amniocent\u00e8se,\u2026) et d\u2019autre part, l\u2019interruption m\u00e9dicale de grossesse (IMG) qui s\u2019ensuit en cas de mauvais r\u00e9sultat. La s\u00e9quence est si imp\u00e9rative que l\u2019ancien pr\u00e9sident du Comit\u00e9 consultatif national d\u2019\u00e9thique (CCNE), le professeur Didier Sicard, n\u2019a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 conclure que \u00ab&nbsp;la v\u00e9rit\u00e9 centrale (\u2026) de l\u2019activit\u00e9 de d\u00e9pistage pr\u00e9natal vise \u00e0 la suppression et non pas au traitement&nbsp;: ainsi ce d\u00e9pistage renvoie \u00e0 une perspective terrifiante&nbsp;: celle de l\u2019\u00e9radication&nbsp;\u00bb (dans Jean-Yves Nau, \u00ab&nbsp;La France au risque de l\u2019eug\u00e9nisme&nbsp;\u00bb, Le Monde, 5 f\u00e9vrier 2007).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Faut-il alors refuser en bloc l\u2019ensemble de ces techniques sous pr\u00e9texte qu\u2019elles repr\u00e9sentent le moteur principal de l\u2019eug\u00e9nisme actuel&nbsp;? Le magist\u00e8re de l\u2019Eglise catholique nous offre un pr\u00e9cieux \u00e9clairage pour tenter de r\u00e9pondre \u00e0 cette question.<\/p>\n<h3>Le discernement du magist\u00e8re catholique<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019Instruction <em>Donum vitae<\/em> sign\u00e9e par le cardinal Joseph Ratzinger et approuv\u00e9e par Jean-Paul II en 1987 nous met fermement en garde&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Le diagnostic pr\u00e9natal est gravement en opposition avec la loi morale quand il pr\u00e9voit, en fonction des r\u00e9sultats, l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 de provoquer un avortement&nbsp;: un diagnostic attestant l\u2019existence d\u2019une malformation ou d\u2019une maladie h\u00e9r\u00e9ditaire ne doit pas \u00eatre l\u2019\u00e9quivalent d\u2019une sentence de mort. Aussi, la femme qui demanderait ce diagnostic avec l\u2019intention bien arr\u00eat\u00e9e de proc\u00e9der \u00e0 l\u2019avortement au cas o\u00f9 le r\u00e9sultat confirmerait l\u2019existence d\u2019une malformation ou d\u2019une anomalie, commettrait-elle une action gravement illicite. De m\u00eame agiraient contrairement \u00e0 la morale le conjoint, les parents ou toute autre personne, s\u2019ils conseillaient ou imposaient le diagnostic \u00e0 la femme enceinte dans la m\u00eame intention d\u2019en venir \u00e9ventuellement \u00e0 l\u2019avortement. Ainsi \u00e9galement serait responsable d\u2019une collaboration illicite le sp\u00e9cialiste qui, dans sa mani\u00e8re de poser le diagnostic et d\u2019en communiquer les r\u00e9sultats, contribuerait volontairement \u00e0 \u00e9tablir ou \u00e0 favoriser le lien entre diagnostic pr\u00e9natal et avortement&nbsp;\u00bb<\/em> (<em>Donum vitae<\/em>, I, 2).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jean-Paul II a confirm\u00e9 l\u2019analyse de l\u2019ancien pr\u00e9fet de la Congr\u00e9gation pour la doctrine de la foi dans sa c\u00e9l\u00e8bre encyclique <em>Evangelium vitae<\/em> : <em>\u00ab&nbsp;Du fait que les possibilit\u00e9s de soins avant la naissance sont aujourd\u2019hui r\u00e9duites, il arrive fr\u00e9quemment que ces techniques soient mises au service d\u2019une mentalit\u00e9 eug\u00e9nique, qui accepte l\u2019avortement s\u00e9lectif pour emp\u00eacher la naissance d\u2019enfants affect\u00e9s de diff\u00e9rents types d\u2019anomalies. Une pareille mentalit\u00e9 est ignominieuse et toujours r\u00e9pr\u00e9hensible, parce qu\u2019elle pr\u00e9tend mesurer la valeur d\u2019une vie humaine seulement selon des param\u00e8tres de normalit\u00e9 et de bien-\u00eatre physique&nbsp;\u00bb<\/em> (n. 63).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De ces textes nous pouvons conclure avec certitude que la femme (ou le couple) qui se servirait des examens ant\u00e9natals, quels qu\u2019ils soient, dans l\u2019intention de recourir \u00e0 un avortement si une anomalie \u00e9tait d\u00e9cel\u00e9e chez le b\u00e9b\u00e9, commettrait un acte r\u00e9pr\u00e9hensible sur le plan moral. La r\u00e9flexion \u00e9thique englobe \u00e9galement ceux qui sont susceptibles de s\u2019associer \u00e0 cette d\u00e9cision. Se pose ici la probl\u00e9matique de la coop\u00e9ration du professionnel de la grossesse \u00e0 une action mauvaise, une question complexe que nous n\u2019aborderons pas dans cet article.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour autant, il ne fait aucun doute que le DPN est en soi une noble composante de l\u2019art m\u00e9dical qui s\u2019applique \u00e0 l\u2019enfant \u00e0 na\u00eetre en tant que patient. Et qu\u2019il est l\u00e9gitime que le p\u00e8re et la m\u00e8re du b\u00e9b\u00e9 souhaitent s\u2019enqu\u00e9rir de son \u00e9tat de sant\u00e9 comme ils le feraient pour n\u2019importe quel enfant d\u00e9j\u00e0 n\u00e9. C\u2019est pourquoi l\u2019instruction <em>Donum vitae<\/em> prend soin de pr\u00e9ciser que <em>\u00ab&nbsp;le diagnostic pr\u00e9natal peut faire conna\u00eetre les conditions de l\u2019embryon et du f\u0153tus quand il est encore dans le sein de sa m\u00e8re&nbsp;: il permet ou laisse pr\u00e9voir certaines interventions th\u00e9rapeutiques, m\u00e9dicales ou chirurgicales, d\u2019une mani\u00e8re plus pr\u00e9coce et plus efficace&nbsp;\u00bb<\/em>. Le DPN est donc parfaitement justifi\u00e9 s\u2019il est pratiqu\u00e9 dans le respect de <em>\u00ab&nbsp;la vie et de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de l\u2019embryon et du f\u0153tus humain, et s\u2019il est orient\u00e9 \u00e0 sa sauvegarde ou \u00e0 sa gu\u00e9rison individuelle \u00bb<\/em> (ibid.). C\u2019est exactement ce que conclut Jean-Paul II dans Evangelium vitae&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Les techniques de diagnostic pr\u00e9natal sont moralement licites (\u2026) lorsqu\u2019elles sont ordonn\u00e9es \u00e0 rendre possible une th\u00e9rapie pr\u00e9coce ou encore \u00e0 favoriser une acceptation sereine et consciente de l\u2019enfant \u00e0 na\u00eetre&nbsp;\u00bb<\/em> (n. 63).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Donnons un exemple. Diagnostiquer par \u00e9chographie une malformation cardiaque et utiliser cette information en vue d\u2019une prise en charge chirurgicale adapt\u00e9e le plus t\u00f4t possible apr\u00e8s la naissance, voire <em>in utero<\/em> comme cela se fait d\u00e9j\u00e0 dans le monde, repr\u00e9sente \u00e9videmment un progr\u00e8s m\u00e9dical de premier plan que l\u2019\u00e9thique ne peut qu\u2019approuver. Et d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, conna\u00eetre l\u2019\u00e9ventuelle pathologie affectant un enfant \u00e0 na\u00eetre, m\u00eame si l\u2019on ne dispose pas encore de traitement susceptible de le gu\u00e9rir, peut constituer pour les parents une fa\u00e7on de bien se pr\u00e9parer \u00e0 l\u2019accueillir. N\u2019est-ce pas gr\u00e2ce \u00e0 la connaissance fournie par le DPN que de nombreux enfants polyhandicap\u00e9s ont pu \u00eatre baptis\u00e9s et confirm\u00e9s imm\u00e9diatement apr\u00e8s l\u2019accouchement avant de mourir quelques heures plus tard entour\u00e9s par leur famille&nbsp;?<\/p>\n<h3>Tout d\u00e9pend dans ce cas pr\u00e9cis de l\u2019intention morale sous-jacente<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">De cette rapide confrontation avec deux textes importants de l\u2019Eglise, on peut donc conclure que le DPN n\u2019est pas en soi mauvais mais change radicalement de nature en fonction de l\u2019intention sous-jacente de la femme enceinte ou du couple. Il devient une pratique immorale lorsqu\u2019il est effectu\u00e9 dans le but de programmer une interruption de grossesse lorsque l\u2019enfant est handicap\u00e9 ou malade.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un couple catholique qui n\u2019a aucune intention de recourir \u00e0 un avortement n\u2019a donc pas de raison de refuser a priori le principe m\u00eame du DPN. Ainsi deux actes de DPN, physiquement identiques, ext\u00e9rieurement impossibles \u00e0 distinguer chez deux couples, peuvent \u00eatre rev\u00eatus d\u2019esp\u00e8ces morales tout \u00e0 fait diff\u00e9rentes. Ici, la qualification morale de l\u2019intention affecte l\u2019acte qui en lui-m\u00eame n\u2019est ni bon ni mauvais. Comme on dit en langage thomiste, une esp\u00e8ce mat\u00e9rielle peut \u00eatre charg\u00e9e d\u2019esp\u00e8ces morales diff\u00e9rentes. Il faut descendre en quelque sorte \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la volont\u00e9 profonde du sujet agissant pour se faire une id\u00e9e de ce qui est en jeu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En mati\u00e8re de DPN, l\u2019aspect moral est l\u2019acte vu de l\u2019int\u00e9rieur du sujet, le geste technique \u00e9tant objectivement indiff\u00e9rent pour un observateur ext\u00e9rieur. Ce qui est en soi intrins\u00e8quement mauvais, l\u2019avortement, ne doit pas entrer dans l\u2019intention de l\u2019agent. Avoir l\u2019intention de recourir \u00e0 une interruption de grossesse en cas de mauvais r\u00e9sultat suffit ainsi \u00e0 vicier l\u2019acte du DPN. Autrement dit, rien de ce que l\u2019on fait n\u2019est bon lorsque c\u2019est pour le mal qu\u2019on le fait.<\/p>\n<table border=\"1\" style=\"width: 100%;\" cellpadding=\"10\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<h3>Note de la r\u00e9daction<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un second article, consacr\u00e9 au m\u00eame sujet, Pierre-Olivier Arduin \u00e9tudie le cas pratique du DPN de la trisomie 21 (ou syndrome de Down, appel\u00e9 parfois \u00ab&nbsp;mongolisme&nbsp;\u00bb) en France. Il y pr\u00e9cise que la r\u00e9alisation des tests courants de DPN que sont l\u2019\u00e9chographie et une analyse de sang ne pr\u00e9sentent aucun danger pour la m\u00e8re et pour l\u2019enfant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par contre, en cas de suspicion d\u2019anomalie, on pousse les investigations plus loin et on propose une amniocent\u00e8se (ponction du liquide amniotique) ou la biopsie du trophoblaste (pr\u00e9l\u00e8vement des villosit\u00e9s choriales du futur placenta).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces deux derniers examens pr\u00e9sentent, eux, un grand risque pour la viabilit\u00e9 du f\u0153tus. L\u2019amniocent\u00e8se est aussi couramment utilis\u00e9e en Belgique. Or, selon la Haute autorit\u00e9 de sant\u00e9 fran\u00e7aise, le risque de perte f\u0153tale induite par cet examen est compris dans une fourchette de 0,5 \u00e0 1 %. Pour la biopsie du trophoblaste, le risque est identique, voire doubl\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du point de vue moral, ce risque est disproportionn\u00e9 par rapport au b\u00e9n\u00e9fice escompt\u00e9. On ne peut exposer le f\u0153tus \u00e0 un tel danger&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;On doit consid\u00e9rer comme licites les interventions sur l\u2019embryon humain, \u00e0 condition qu\u2019elles respectent sa vie et qu\u2019elles ne comportent pas pour lui de risques disproportionn\u00e9s&nbsp;\u00bb<\/em> (<em>Donum vitae<\/em>, I, 3). Il est donc recommand\u00e9 de refuser ce type d\u2019examens.<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><em>Pierre-Olivier Arduin est mari\u00e9 et p\u00e8re de six enfants. Titulaire d&rsquo;un master de recherche \u00c9thique, science, sant\u00e9 et soci\u00e9t\u00e9, il est responsable de la Commission bio\u00e9thique et vie humaine du dioc\u00e8se de Fr\u00e9jus-Toulon. Cet article a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sur <\/em><a href=\"http:\/\/www.libertepolitique.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>www.libertepolitique.com<\/em><\/a><em>. Sources&nbsp;: <\/em><em><a href=\"http:\/\/www.libertepolitique.com\/respect-de-la-vie\/6886-parents-faut-il-refuser-le-diagnostic-prenatal-12\">http:\/\/www.libertepolitique.com\/respect-de-la-vie\/6886-parents-faut-il-refuser-le-diagnostic-prenatal-12<\/a><\/em><em> et <\/em><em><a href=\"http:\/\/www.libertepolitique.com\/respect-de-la-vie\/6894-parents-faut-il-refuser-le-diagnostic-prenatal-22\">http:\/\/www.libertepolitique.com\/respect-de-la-vie\/6894-parents-faut-il-refuser-le-diagnostic-prenatal-22<\/a><\/em><em>. Nous remercions Dominique Bastin de nous avoir signal\u00e9 ce texte.<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[71,30],"tags":[],"class_list":["post-2048","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bioethique","category-papers"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2048","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2048"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2048\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2048"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2048"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2048"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}