{"id":2028,"date":"2012-05-22T21:46:00","date_gmt":"2012-05-22T19:46:00","guid":{"rendered":"https:\/\/didoc.be\/vingt-cinq-topiques-sur-lavortement\/"},"modified":"2024-02-04T16:05:26","modified_gmt":"2024-02-04T15:05:26","slug":"vingt-cinq-topiques-sur-lavortement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/didoc.be\/fr\/vingt-cinq-topiques-sur-lavortement\/","title":{"rendered":"Vingt-cinq topiques sur l&rsquo;avortement"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify\">Les d\u00e9bats, tels qu\u2019ils sont men\u00e9s dans les m\u00e9dias et les conversations de la vie courante, s\u2019alimentent souvent de topiques, de \u00ab\u00a0lieux communs\u00a0\u00bb, d\u2019arguments sommaires exprim\u00e9s sous forme de slogans, de formules ramass\u00e9es et percutantes. Cette fa\u00e7on d\u2019aborder une question pr\u00e9sente de nombreuses limitations.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">On peut ne pas aimer les topiques, mais il est difficile de les ignorer. Parfois on est plac\u00e9 dans la situation de devoir y r\u00e9pondre. Ce texte \u00e9num\u00e8re vingt-cinq topiques pro-avortement et propose vingt-cinq r\u00e9ponses, adapt\u00e9es au genre du topique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Il est \u00e9vident que, dans une question aussi d\u00e9licate que l\u2019avortement, le d\u00e9bat ne peut pas se limiter \u00e0 quelques formules choc. La v\u00e9ritable discussion doit reposer sur un travail scientifique rigoureux, anim\u00e9 par une authentique honn\u00eatet\u00e9 intellectuelle et qui d\u00e9bouche sur un dialogue nuanc\u00e9, serein et respectueux de l\u2019autre.<\/p>\n<h3>1. Le f\u0153tus n\u2019est qu\u2019un amas de cellules<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Le f\u0153tus n\u2019est pas un \u00eatre humain, du moins pas avant un certain nombre de semaines de d\u00e9veloppement. Il ne doit donc pas \u00eatre respect\u00e9 en tant que tel.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: la vie humaine ne se d\u00e9cr\u00e8te pas, elle se constate. La science a d\u00e9montr\u00e9 que, d\u00e8s les premiers moments de la conception, il y a un nouvel \u00eatre humain individuel, absolument original, qui se d\u00e9veloppe en passant par les stades d\u2019embryon, de f\u0153tus et enfin de b\u00e9b\u00e9, dans une continuit\u00e9 parfaite. Si le b\u00e9b\u00e9 est un \u00eatre humain \u00e0 la naissance, c\u2019est parce qu\u2019il l\u2019\u00e9tait d\u00e8s le tout premier stade de son d\u00e9veloppement.<\/p>\n<h3>2. La femme est propri\u00e9taire de son corps<\/h3>\n<p><em>\u00ab\u00a0Mon ventre m\u2019appartient\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: s\u2019il est vrai que nous avons certains droits sur notre propre corps, il faut pr\u00e9ciser d\u2019embl\u00e9e que l\u2019embryon ou le f\u0153tus est un autre corps, celui d\u2019un \u00eatre humain distinct de la personne qui le porte. Cet \u00eatre humain poss\u00e8de un patrimoine g\u00e9n\u00e9tique propre, des empreintes digitales uniques au monde, une s\u00e9rie de caract\u00e9ristiques physiques qui font de lui un \u00eatre original. C\u2019est pourquoi une m\u00e8re doit comprendre qu\u2019elle a des devoirs vis-\u00e0-vis de l\u2019enfant qu\u2019elle porte en elle. D\u2019autant plus qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un enfant sans d\u00e9fense, fruit d\u2019un acte librement pos\u00e9 (sauf le cas de viol\u00a0: voir n. 18). Le premier devoir vis-\u00e0-vis de cet \u00eatre est de prot\u00e9ger sa vie.<\/p>\n<h3>3. L\u2019embryon n\u2019est pas humain tant qu\u2019il ne poss\u00e8de pas d\u2019activit\u00e9 \u00e9lectrique c\u00e9r\u00e9brale<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Une personne humaine est un \u00eatre dou\u00e9 d\u2019intelligence, dont l\u2019exercice suppose une activit\u00e9 \u00e9lectrique du cerveau. Tant qu\u2019on ne per\u00e7oit pas cette activit\u00e9, il n\u2019y a pas de personne humaine<\/em>. <em>De m\u00eame qu\u2019un cadavre n\u2019est pas une personne humaine, puisqu\u2019il pr\u00e9sente un \u00e9lectro-enc\u00e9phalogramme plat, c\u2019est-\u00e0-dire une activit\u00e9 \u00e9lectrique nulle.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: il est tout \u00e0 fait diff\u00e9rent de parler d\u2019un cerveau \u00ab\u00a0qui ne travaille plus\u00a0\u00bb (cas du cadavre) et d\u2019un cerveau \u00ab\u00a0qui ne travaille pas encore\u00a0\u00bb, ou \u00ab\u00a0dont on ne peut pas encore mesurer l\u2019activit\u00e9\u00a0\u00bb (cas de l\u2019embryon). Le premier cas est irr\u00e9versible tandis que le second contient une surabondance de possibilit\u00e9s qui se manifesteront progressivement. Du reste, chez l\u2019\u00eatre humain, le cerveau n\u2019arrive \u00e0 pleine maturit\u00e9 qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de six ans, qui est pr\u00e9cis\u00e9ment \u00ab\u00a0l\u2019\u00e2ge de raison\u00a0\u00bb\u00a0: si le crit\u00e8re pour respecter la personne \u00e9tait la pleine maturit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale, alors on pourrait \u00e9liminer les enfants jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de six ans.<\/p>\n<h3>4. Le f\u0153tus n\u2019a pas d\u2019\u00e2me<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Selon une conception classique de la philosophie, l\u2019\u00e2me humaine caract\u00e9rise l\u2019\u00eatre humain. Dans la mesure o\u00f9 on ne per\u00e7oit pas les activit\u00e9s propres de l\u2019\u00e2me, \u00e0 savoir les actes de l\u2019intelligence et de la volont\u00e9, il n\u2019y a pas d\u2019\u00e2me et donc pas de personne.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: la personne qui se trouve dans un coma irr\u00e9versible ne manifeste aucune activit\u00e9 d\u2019ordre spirituel. Elle n\u2019exprime aucune activit\u00e9 rationnelle, elle ne prend aucune d\u00e9cision, elle ne manifeste aucun pouvoir de la volont\u00e9. Peut-on en conclure qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019une personne humaine\u00a0? Non, elle est humaine mais dans l\u2019impossibilit\u00e9 de manifester l\u2019activit\u00e9 sp\u00e9cifique de l\u2019\u00eatre humain. L\u2019embryon se trouve temporairement dans la m\u00eame situation.<\/p>\n<h3>5. L\u2019avortement est une exigence du progr\u00e8s<\/h3>\n<p><em>Les adversaires de l\u2019avortement s\u2019opposent au progr\u00e8s et sont les victimes d\u2019un lobby r\u00e9trograde et conservateur.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: l\u2019important n\u2019est pas d\u2019\u00eatre progressiste ou conservateur, mais de progresser dans la bonne direction et de conserver les bonnes choses. Promouvoir une soci\u00e9t\u00e9 qui admet la suppression de certains de ses membres n\u2019est pas un progr\u00e8s, mais un signe de d\u00e9cadence. Vouloir conserver la vie d\u2019un \u00eatre humain innocent, c\u2019est vouloir conserver l\u2019un des biens les plus pr\u00e9cieux. Si une soci\u00e9t\u00e9 veut abolir la peine de mort, qu\u2019elle soit coh\u00e9rente et l\u2019abolisse aussi pour les plus innocents de ses membres.<\/p>\n<h3>6. L\u2019IVG est un acte m\u00e9dical comme un autre<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Loin de moi l\u2019id\u00e9e de pratiquer un avortement\u00a0; je me soumets \u00e0 une intervention m\u00e9dicale appel\u00e9e IVG (interruption volontaire de grossesse)<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: la m\u00e9decine \u00e9tant \u00ab\u00a0l\u2019art de gu\u00e9rir\u00a0\u00bb, on peut difficilement appeler \u00ab\u00a0intervention m\u00e9dicale\u00a0\u00bb un acte qui vise \u00e0 \u00e9liminer un \u00eatre humain. Par ailleurs, on ne change pas la r\u00e9alit\u00e9 des choses en l\u2019appelant autrement. M\u00eame si on appelait un assassinat une IVV (interruption volontaire de la vie), il resterait un assassinat. Notons aussi que le mot \u00ab\u00a0interruption\u00a0\u00bb sugg\u00e8re un processus qui s\u2019arr\u00eate pendant un temps, pour reprendre ensuite\u00a0: il ne s\u2019applique donc pas \u00e0 l\u2019avortement, qui est un acte irr\u00e9versible, o\u00f9 la vie \u00e9limin\u00e9e ne reprendra jamais\u00a0; l\u2019adjectif \u00ab\u00a0volontaire\u00a0\u00bb pr\u00eate aussi \u00e0 confusion, car le principal int\u00e9ress\u00e9, l\u2019enfant, n\u2019est pas consult\u00e9.<\/p>\n<h3>7. Un enfant doit \u00eatre d\u00e9sir\u00e9<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Un enfant ne peut na\u00eetre que s\u2019il est d\u00e9sir\u00e9 par ses parents. Il doit faire l\u2019objet d\u2019un \u00ab\u00a0projet parental\u00a0\u00bb. Dans le cas contraire, il pourrait constituer un danger pour \u00ab\u00a0l\u2019\u00e9quilibre du couple\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: le mot \u00ab\u00a0d\u00e9sir\u00a0\u00bb est ambivalent. Certes, un enfant doit \u00eatre d\u00e9sir\u00e9 comme fruit d\u2019un amour d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9, qui ne r\u00e9clame rien pour soi. Mais un d\u00e9sir d\u2019enfant mal compris peut aussi mener \u00e0 l\u2019\u00e9go\u00efsme, au caprice\u00a0: l\u2019enfant doit surgir si tel est mon souhait\u00a0; il doit dispara\u00eetre s\u2019il le contrecarre. Ce serait alors le triomphe du subjectivisme\u00a0: \u00ab\u00a0tu n\u2019as le droit de vivre qu\u2019en fonction de mon d\u00e9sir\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h3>8. L\u2019embryon est humain dans la mesure o\u00f9 la communaut\u00e9 l\u2019accepte<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Ce qui nous constitue en humanit\u00e9, c\u2019est notre nature sociale, notre int\u00e9gration \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 des hommes.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: l\u2019homme est certes un \u00eatre social, mais c\u2019est l\u2019homme qui constitue la soci\u00e9t\u00e9, pas l\u2019inverse. Or, tout ce qui est n\u00e9cessaire et suffisant pour qu\u2019un embryon puisse \u00eatre appel\u00e9 humain est pr\u00e9sent d\u00e8s le tout premier moment de sa conception. Un singe ne devient pas humain si la communaut\u00e9 des hommes le reconna\u00eet comme tel. Le singe est et sera toujours un \u00eatre simien, m\u00eame si les Nations Unies, \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9, devaient lui accorder le statut d\u2019\u00eatre humain. A l\u2019inverse, dans le pass\u00e9, les esclaves \u00e9taient des \u00eatres humains, m\u00eame s\u2019il s\u2019est trouv\u00e9 des instances officielles pour leur nier ce statut.<\/p>\n<h3>9. L\u2019avortement est une exigence de la d\u00e9mocratie et du pluralisme id\u00e9ologique<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>En d\u00e9mocratie, il faut accepter les lois qui ont \u00e9t\u00e9 vot\u00e9es par la majorit\u00e9. Personne ne peut imposer son opinion contre la majorit\u00e9.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: le premier souci de la d\u00e9mocratie est de reconna\u00eetre l\u2019\u00e9gale dignit\u00e9 de tous les \u00eatre humains et, par cons\u00e9quent, de permettre \u00e0 chaque citoyen de s\u2019exprimer et de participer \u00e0 la chose publique. Il est donc fonci\u00e8rement antid\u00e9mocratique d\u2019\u00e9tablir une cat\u00e9gorie de citoyens qui n\u2019ont pas la m\u00eame dignit\u00e9 que les autres, et qu\u2019on peut \u00e9liminer. Par contre, d\u00e9fendre la voix des \u00ab\u00a0sans voix\u00a0\u00bb rel\u00e8ve de la plus haute conception de la d\u00e9mocratie.<\/p>\n<h3>10. Il faut distinguer loi humaine et loi morale<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>L\u00e9galiser (ou d\u00e9p\u00e9naliser), c\u2019est reconna\u00eetre un fait de soci\u00e9t\u00e9, lui donner une forme juridique et \u00e9viter qu\u2019il se produise dans de mauvaises conditions. Il ne faut pas confondre loi humaine et loi morale.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: il est certain qu\u2019il y a une distinction entre loi humaine et loi morale. Mais la premi\u00e8re s\u2019inspire de la seconde. Le l\u00e9gislateur n\u2019est pas un photographe qui prend des clich\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9, pour ensuite les publier dans le Moniteur. Il \u00e9dicte une norme qui promeut la dignit\u00e9 de la personne et le bien commun de la soci\u00e9t\u00e9, parfois en corrigeant les travers de celle-ci. Eliminer un \u00eatre humain innocent contredit gravement la dignit\u00e9 de la personne et ne sert pas le bien commun. Une loi qui se d\u00e9marque de l\u2019interdit le plus fondamental, qui est l\u2019interdit de tuer, donne \u00e0 toute la soci\u00e9t\u00e9 un signal potentiellement d\u00e9vastateur.<\/p>\n<h3>11. La loi qui p\u00e9nalise l\u2019avortement est r\u00e9pressive<\/h3>\n<p><em>Pourquoi culpabiliser des femmes qui sont dans la d\u00e9tresse\u00a0? Pourquoi les punir\u00a0?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: toute loi p\u00e9nale est r\u00e9pressive, par d\u00e9finition. Elle poss\u00e8de aussi un r\u00f4le symbolique ou p\u00e9dagogique, en indiquant ce qui est mal, ce que la conscience humaine rejette comme mauvais. Face \u00e0 un crime, c\u2019est d\u2019abord la conscience qui culpabilise. Dans le cas qui nous occupe, il revient aux tribunaux de juger les cas concrets et d\u2019appr\u00e9cier le degr\u00e9 de responsabilit\u00e9 des diff\u00e9rents acteurs d\u2019un avortement dans une situation pr\u00e9cise, en tenant compte, par exemple, des possibles pressions de l\u2019entourage ou du personnel m\u00e9dical. La s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du juge vis-\u00e0-vis des diff\u00e9rents acteurs d\u00e9pendra de leur degr\u00e9 d\u2019implication respectif.<\/p>\n<h3>12. Il faut emp\u00eacher les milliers d\u2019avortements clandestins<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>L\u00e9galiser l\u2019avortement permet de sortir cette pratique de la clandestinit\u00e9 et d\u2019\u00e9viter aux femmes les mauvaises conditions d\u2019un avortement r\u00e9alis\u00e9 en dehors de la loi. Beaucoup de femmes meurent \u00e0 la suite d\u2019avortements clandestins.<\/em><\/p>\n<p>R\u00e9ponse : il est probable que la d\u00e9p\u00e9nalisation ou la l\u00e9galisation de l\u2019avortement ne fait pas diminuer le nombre d\u2019avortements clandestins, vu que tout d\u00e9lit suscite la honte et tend donc \u00e0 \u00eatre commis dans le secret. Par ailleurs, \u00e0 partir d\u2019\u00e9tudes de l\u2019OMS (<a href=\"http:\/\/www.who.int\/gho\/maternal_health\/mortality\/maternal\/en\/index.html\">http:\/\/www.who.int\/gho\/maternal_health\/mortality\/maternal\/en\/index.html<\/a>) et de la prestigieuse revue m\u00e9dicale <em>The Lancet<\/em> (8-5-10, vol. 375, pp. 1609-1623),\u00a0on peut comparer\u00a0l&rsquo;\u00e9volution de la mortalit\u00e9 maternelle dans les pays o\u00f9 l\u2019avortement est l\u00e9gal et ceux o\u00f9 il est ill\u00e9gal : on constate qu\u2019il n\u2019y a aucune corr\u00e9lation entre le statut l\u00e9gal ou non de l\u2019avortement et l\u2019\u00e9volution des courbes de mortalit\u00e9. Plus fondamentalement, il faut reconna\u00eetre que le probl\u00e8me n\u2019est pas le secret, mais le d\u00e9lit : on ne l\u00e9galise ni ne d\u00e9p\u00e9nalise la pratique de l\u2019excision (mutilation g\u00e9nitale) des jeunes filles sous pr\u00e9texte que cela se passe dans de mauvaises conditions sanitaires. L\u2019excision est un mal, tout comme l\u2019avortement. Il faut donc combattre ces pratiques et apporter des solutions en amont (\u00e9ducation, justice sociale, aide aux m\u00e8res en d\u00e9tresse, etc.).<\/p>\n<h3>13. Il est injuste que seuls les riches puissent avorter<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Dans les pays o\u00f9 l\u2019avortement n\u2019est pas l\u00e9galis\u00e9, les riches peuvent aller se faire avorter \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, tandis que les pauvres ne peuvent pas se le permettre.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: le crime est toujours davantage \u00e0 la port\u00e9e du riche. Le devoir de l\u2019Etat est de lutter contre la pauvret\u00e9, non pas contre la vie.<\/p>\n<h3>14. Sans l\u2019avortement, nous courons droit \u00e0 la surpopulation<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>La plan\u00e8te est menac\u00e9e par la surpopulation. Il faut permettre l\u2019avortement en tant qu\u2019ultime recours, lorsque la contraception a \u00e9chou\u00e9. L\u2019avortement fait partie des outils de la \u00ab\u00a0sant\u00e9 reproductive\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: la contraception est une pratique dirig\u00e9e contre la conception\u00a0; l\u2019avortement est l\u2019\u00e9limination consciente et volontaire d\u2019un \u00eatre humain d\u00e9j\u00e0 con\u00e7u. On ne peut donc ranger l\u2019avortement parmi les pratiques contraceptives, ni l\u2019invoquer au nom de la \u00ab\u00a0sant\u00e9 reproductive\u00a0\u00bb. Par ailleurs, ce topique est un peu d\u00e9pass\u00e9\u00a0: les pays qui sont en pointe pour la l\u00e9galisation de l\u2019avortement ne sont pas confront\u00e9s \u00e0 un probl\u00e8me de surpopulation, mais \u00e0 un grave probl\u00e8me de d\u00e9natalit\u00e9, qui met en p\u00e9ril la survie m\u00eame de ces soci\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n<h3>15. L\u2019avortement se justifie en cas de danger pour la sant\u00e9 psychique ou physique de la m\u00e8re<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>L\u2019enfant \u00e0 na\u00eetre peut menacer la sant\u00e9 de la m\u00e8re. On peut donc le supprimer en suivant le principe de la l\u00e9gitime d\u00e9fense.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: l\u2019embryon ou le f\u0153tus ne saurait en aucun cas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un agresseur. Il est incapable de toute agression et ne porte aucune responsabilit\u00e9 personnelle dans la situation de danger qui se pr\u00e9sente. On ne peut donc lui appliquer le principe de la l\u00e9gitime d\u00e9fense. Il faut reconna\u00eetre que, dans certaines situations tr\u00e8s rares, la grossesse peut constituer un grave danger pour la m\u00e8re. Si la vie de la m\u00e8re est en danger, le r\u00f4le des m\u00e9decins est de tenter de sauver tant la m\u00e8re que l\u2019enfant. Si, malgr\u00e9 leurs efforts, les m\u00e9decins n\u2019arrivent \u00e0 sauver que l\u2019un des deux, ils ne sont pas responsables de la mort de l\u2019autre, ne l\u2019ayant pas provoqu\u00e9e. Par ailleurs, il ne faut pas m\u00e9conna\u00eetre non plus les graves s\u00e9quelles qu\u2019un avortement peut entra\u00eener pour la sant\u00e9 physique et psychique de la m\u00e8re.<\/p>\n<h3>16. Il faut admettre l\u2019avortement en cas de grave malformation de l\u2019enfant<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>On ne peut tout de m\u00eame pas condamner un enfant profond\u00e9ment handicap\u00e9 \u00e0 mener une vie malheureuse, indigne d\u2019\u00eatre v\u00e9cue.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: jamais aucune association de parents d\u2019enfants handicap\u00e9s n\u2019a milit\u00e9 pour l\u2019avortement. Ces parents savent que la dignit\u00e9 d\u2019une vie ne se mesure pas \u00e0 l\u2019avoir, mais \u00e0 l\u2019\u00eatre de leur enfant. La personne handicap\u00e9e, qui est pauvre sur le plan de l\u2019avoir, refl\u00e8te d\u2019autant plus l\u2019immense richesse de son \u00eatre, qui s\u2019exprime dans sa capacit\u00e9 d\u2019accueillir l\u2019amour et d\u2019aimer en retour. Du reste, quelle instance est apte \u00e0 fixer les crit\u00e8res d\u2019une \u00ab\u00a0vie heureuse\u00a0\u00bb ou d\u2019une \u00ab\u00a0vie digne d\u2019\u00eatre v\u00e9cue\u00a0\u00bb\u00a0? Une soci\u00e9t\u00e9 qui \u00e9limine les handicap\u00e9s est une soci\u00e9t\u00e9 handicap\u00e9e\u00a0: elle devient chaque fois plus sourde et aveugle face \u00e0 la v\u00e9ritable dignit\u00e9 de la personne humaine.<\/p>\n<h3>17. L\u2019avortement se justifie dans certaines catastrophes \u00e9cologiques majeures<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Il faut autoriser l\u2019avortement, m\u00eame \u00e0 titre pr\u00e9ventif, lors de catastrophes \u00e9cologiques majeures comme Seveso, Tchernobyl, Fukushima, etc. qui peuvent entra\u00eener des malformations g\u00e9n\u00e9tiques chez les enfants en gestation.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: \u00e0 une catastrophe \u00e9cologique, il ne faut pas ajouter un d\u00e9sastre moral, en programmant l\u2019\u00e9limination syst\u00e9matique d\u2019enfants pr\u00e9sentant soit des malformations g\u00e9n\u00e9tiques, soit un simple risque de malformations. Pour le reste, on peut se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 la r\u00e9ponse au n. 16.<\/p>\n<h3>18. L\u2019avortement est l\u00e9gitime en cas de viol<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>On ne peut pas faire porter \u00e0 une femme les cons\u00e9quences d\u2019un acte aussi terrible que le viol.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: il est certain que l\u2019agression sexuelle d\u2019une femme constitue l\u2019un des crimes les plus odieux, qui doit \u00eatre tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8rement puni. Cependant, on ne r\u00e9sout pas un drame en y ajoutant un autre, \u00e0 savoir l\u2019\u00e9limination d\u2019un \u00eatre humain innocent. Par ailleurs, il faut savoir que les grossesses d\u00e9coulant d\u2019un viol sont tr\u00e8s rares (0,36% des cas d\u2019avortement en Belgique, en 2009) et que, comme on l\u2019a d\u00e9j\u00e0 dit, l\u2019avortement, loin d\u2019\u00eatre une intervention anodine, entra\u00eene tr\u00e8s souvent de graves s\u00e9quelles chez la femme. Enfin, on trouve des personnes ou des institutions dispos\u00e9es \u00e0 accueillir ou \u00e0 adopter l\u2019enfant.<\/p>\n<h3>19. Nous ne sommes pas pour l\u2019avortement, mais \u00ab\u00a0pro choice\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Il ne faut pas imposer ses convictions, mais laisser \u00e0 chacun la possibilit\u00e9 d\u2019opter pour ou contre l\u2019avortement.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: cet argument repose sur une fausse conception de la libert\u00e9. On ne peut concevoir une libert\u00e9 qui autorise de l\u00e9ser un tiers. Dans le cas de l\u2019avortement, ce pr\u00e9judice est le plus grave qui soit\u00a0: la mort d\u2019un \u00eatre humain innocent.<\/p>\n<h3>20. L\u2019avortement est un mal, mais un mal n\u00e9cessaire<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Je suis contre l\u2019avortement, mais je reconnais que, dans certaines circonstances, c\u2019est un mal n\u00e9cessaire.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: cet argument repose sur une confusion entre mal physique et mal moral. Le premier s\u2019impose \u00e0 moi, comme un motif de souffrance, en dehors de ma volont\u00e9 (une maladie, un revers \u00e9conomique, une catastrophe naturelle, etc.). Le second surgit de moi, comme expression de ma volont\u00e9. Je dois parfois admettre un mal physique n\u00e9cessaire ou \u2014\u00a0comme le dit l\u2019adage\u00a0\u2014 entre deux maux (physiques), choisir le moindre. Mais personne ne peut me forcer \u00e0 commettre le mal moral, \u00e0 opter consciemment et d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment pour un acte qui porte atteinte \u00e0 la dignit\u00e9 de ma personne et \u00e0 celle d\u2019autrui. C\u2019est tout le sens de l\u2019objection de conscience.<\/p>\n<h3>21. L\u2019avortement est un droit acquis<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>On ne peut revenir sur les droits acquis, a fortiori s\u2019ils sont le fruit d\u2019un vote d\u00e9mocratique.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: sur le vote d\u00e9mocratique, voir le n. 9. Par ailleurs, le parlement belge n\u2019a pas consacr\u00e9 l\u2019avortement comme un droit\u00a0: il a d\u00e9p\u00e9nalis\u00e9 une infraction. On voit mal comment une soci\u00e9t\u00e9 dite civilis\u00e9e revendiquerait le droit de pouvoir \u00e9liminer certains de ses membres, en l\u2019occurrence les plus innocents. En outre, dans une saine d\u00e9mocratie, le travail l\u00e9gislatif a r\u00e9guli\u00e8rement pour objet la correction de lois anciennes, jug\u00e9es inopportunes, d\u00e9pass\u00e9es ou tout simplement incorrectes.<\/p>\n<h3>22. Le christianisme engag\u00e9 et progressiste est favorable \u00e0 l\u2019avortement<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>L\u2019abb\u00e9 Untel et le professeur Untel, qui sont des personnalit\u00e9s catholiques de premier plan, sont favorables \u00e0 l\u2019avortement.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: la doctrine de l\u2019Eglise est constante, depuis 2000 ans, pour condamner l\u2019avortement. Qui rejette cette doctrine n\u2019est pas un catholique favorable \u00e0 l\u2019avortement, mais une personne favorable \u00e0 l\u2019avortement qui \u2026 n\u2019est plus tr\u00e8s catholique.<\/p>\n<h3>23. L\u2019Eglise catholique ne peut imposer sa doctrine \u00e0 tous<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>D\u2019accord, l\u2019Eglise catholique est oppos\u00e9e \u00e0 l\u2019avortement. C\u2019est son droit. Mais elle ne doit pas imposer ses convictions \u00e0 tous.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: le droit \u00e0 la vie n\u2019est pas un droit \u00ab\u00a0catholique\u00a0\u00bb mais un droit de l\u2019homme, reconnu par la D\u00e9claration Universelle des Droits de l\u2019Homme (10-12-48), dans son Article 3\u00a0: \u00ab\u00a0Tout individu a droit \u00e0 la vie, \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 de sa personne\u00a0\u00bb. Le fait que l\u2019Eglise catholique prenne la d\u00e9fense des droits de l\u2019homme ne signifie pas que ceux-ci soient une exclusivit\u00e9 de l\u2019Eglise.<\/p>\n<h3>24. L\u2019Eglise favorise l\u2019avortement par son refus de la contraception<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Si l\u2019Eglise admettait la contraception, on n\u2019aurait plus besoin de l\u2019avortement<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">R\u00e9ponse\u00a0: les faits contredisent cette affirmation. Dans la r\u00e9alit\u00e9, la contraception est chaque fois plus r\u00e9pandue, tandis que les chiffres de l\u2019avortement ne baissent pas. Par ailleurs, la fronti\u00e8re entre contraception et avortement devient chaque fois plus vague\u00a0: peu de gens savent par exemple que de nombreux moyens contraceptifs exercent un effet abortif (certaines pilules hormonales, le st\u00e9rilet), puisqu\u2019ils contrecarrent la nidation de l\u2019ovule f\u00e9cond\u00e9 dans la paroi de l\u2019ut\u00e9rus. En pratique, on constate que la contraception induit souvent une mentalit\u00e9 anti-vie, qui favorise l\u2019avortement.<\/p>\n<h3>25. L\u2019Eglise n\u2019est pas mis\u00e9ricordieuse<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>L\u2019Eglise devrait donner un exemple de charit\u00e9 et se ranger du c\u00f4t\u00e9 des femmes en d\u00e9tresse. Son attitude rigide scandalise de nombreuses personnes.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Laissons la r\u00e9ponse au bienheureux Jean-Paul II\u00a0: \u00ab\u00a0Je voudrais adresser une pens\u00e9e sp\u00e9ciale \u00e0 vous, <em>femmes qui avez eu recours \u00e0 l&rsquo;avortement. <\/em>L&rsquo;Eglise sait combien de conditionnements ont pu peser sur votre d\u00e9cision, et elle ne doute pas que, dans bien des cas, cette d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 douloureuse, et m\u00eame dramatique. Il est probable que la blessure de votre \u00e2me n&rsquo;est pas encore referm\u00e9e. En r\u00e9alit\u00e9, ce qui s&rsquo;est produit a \u00e9t\u00e9 et demeure profond\u00e9ment injuste. Mais ne vous laissez pas aller au d\u00e9couragement et ne renoncez pas \u00e0 l&rsquo;esp\u00e9rance. Sachez plut\u00f4t comprendre ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 et interpr\u00e9tez-le en v\u00e9rit\u00e9. Si vous ne l&rsquo;avez pas encore fait, ouvrez-vous avec humilit\u00e9 et avec confiance au repentir: le P\u00e8re de toute mis\u00e9ricorde vous attend pour vous offrir son pardon et sa paix dans le sacrement de la r\u00e9conciliation. Vous vous rendrez compte que rien n&rsquo;est perdu et vous pourrez aussi demander pardon \u00e0 votre enfant qui vit d\u00e9sormais dans le Seigneur. Avec l&rsquo;aide des conseils et de la pr\u00e9sence de personnes amies comp\u00e9tentes, vous pourrez faire partie des d\u00e9fenseurs les plus convaincants du droit de tous \u00e0 la vie par votre t\u00e9moignage douloureux. Dans votre engagement pour la vie, \u00e9ventuellement couronn\u00e9 par la naissance de nouvelles cr\u00e9atures et exerc\u00e9 par l&rsquo;accueil et l&rsquo;attention envers ceux qui ont le plus besoin d&rsquo;une pr\u00e9sence chaleureuse, vous travaillerez \u00e0 instaurer une nouvelle mani\u00e8re de consid\u00e9rer la vie de l&rsquo;homme\u00a0\u00bb (Encyclique <em>Evangelium Vitae<\/em>, 25-3-95, n. 99).<\/p>\n<p><em>St\u00e9phane Seminckx est pr\u00eatre, docteur en m\u00e9decine et en th\u00e9ologie.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les r\u00e9centes Marches pour la Vie, organis\u00e9es depuis trois ans \u00e0 Bruxelles, ont ranim\u00e9 le d\u00e9bat sur l\u2019avortement dans notre pays.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4849,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[71,72],"tags":[],"class_list":["post-2028","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-bioethique","category-communication-et-medias"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2028","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2028"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2028\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4849"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2028"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2028"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/didoc.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2028"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}